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Lundi 19 Octobre 2020 - 12:24

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Depuis hier, 18 octobre, l’état d’urgence sanitaire décrété par les autorités du fait de la pandémie de coronavirus est prorogé de vingt jours sur l’étendue du territoire national. Et le couvre-feu, en vigueur à Brazzaville et Pointe-Noire, entre 23 heures et 5 heures, est reconduit. Les Congolais sont tenus, par ailleurs, de continuer à observer l’ensemble des mesures édictées dans le cadre de la lutte contre la covid-19.

Le port obligatoire du masque étant quasiment entré dans leurs habitudes, le cas notamment des villes citées ci-dessus, il reste à les impliquer davantage sur l’observation de certaines recommandations dont la mise en œuvre paraît problématique. Au nombre de celles-ci figurent les célébrations des mariages, les veillées funéraires ou encore la limitation du nombre de clients dans les transports en commun.

Ainsi que l’a rappelé la Commission nationale de gestion de la pandémie du coronavirus lors de sa réunion de vendredi dernier, le virus circule encore activement dans le pays. Les deux principales villes du Congo, Brazzaville et Pointe-Noire, sont toujours les plus concernées en termes de personnes affectées par la maladie, mais la pandémie a franchi désormais le cap de tous les départements du Congo. Epargnés depuis plusieurs mois, les Plateaux ont enregistré leurs premiers cas positifs.

Globalement, les statistiques présentées par la coordination de covid-19 ne sont pas alarmistes. Au contraire, à l’instar de plusieurs pays africains, le Congo résiste mieux à la maladie. Poursuivre la sensibilisation au maintien de la vigilance aux frontières et dans les lieux de rassemblements est une option salutaire. On pourrait s’entendre dire, à juste titre, que les marchés domaniaux autorisés à ouvrir cinq jours sur sept sont aussi des lieux de rassemblements où la promiscuité peut être un facteur aggravant de la transmission de la maladie.

Cette observation est pertinente, mais elle tombe devant l’instinct de survie duquel se nourrissent les humains, et que le coronavirus aura de la peine à détruire, car s’il n’y a plus de marché, il n’y a plus de vie. Enfin, cette même vie que l’on doit préserver en essayant de souscrire aux mesures barrières avec responsabilité.

Les Dépêches de Brazzaville

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