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Lundi 2 Janvier 2017 - 15:38

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Parlons des défis de l’année qui commence. Au plan national notamment les effets de la crise économique consécutive à la chute des prix du pétrole, principale source de revenu du Congo, continueront de faire parler d’eux. En mal et peut-être aussi en bien.

En mal, parce que les ménages du plus grand nombre continueront de souffrir de cette crise dont les conséquences sur le marché du travail s’expriment en termes de fermeture d’entreprises, pertes d’emplois, diminution de salaires et des capacités de répondre aux engagements familiaux de toute nature. Comme très souvent, à tort ou à raison, l’on montrera du doigt les dirigeants rendus responsables de la situation. Et même quand on ne les indexe pas, on leur inflige des regards obliques pour les inciter à trouver des solutions aux problèmes qui se posent.

En bien, parce qu’au moins, cette crise économique a éveillé les consciences. A tous les niveaux. Coté individuel, les parents deviennent lucides dans la dépense : se contenter désormais de l’essentiel et laisser le superficiel attendre la saison inespérée des vaches grasses. En apparence, même si elles n’ont pas toujours vécu dans l’opulence, les couches moyennes congolaises ne se sont pas affolées durant les dernières fêtes en date. On appelle cela garder les pieds sur terre.

Côté officiel, on le voit, les autorités prônent la rigueur dans la gestion des ressources disponibles. Elles ont édicté des mesures jugées nécessaires et lorgnent assidument en direction des structures qui permettent de savoir si les objectifs fixés seront atteints : impôts, douanes, trésor public, ports maritimes et fluviaux, officines génératrices de menues recettes, services de contrôle des prix, d’immigration et émigration, etc. On tourne et retourne toutes les tenues avant de les amener chez le blanchisseur dans l’espoir d’y récupérer une petite coupure de franc oubliée.

Réduire le train de vie de l’Etat est donc le pari que s’est fixé le gouvernement congolais. Il doit montrer l’exemple par la preuve s’il veut que le peuple l’accompagne dans cet exercice souvent fait de privations pour lui, car nul ne pourrait croire en la bonne foi de ceux qui parlent, si au discours de rigueur entendu dans les réunions publiques, la pratique quotidienne ne change pas. On aimerait, en toute état de cause, voir le mot « rupture » offrir enfin un résultat que l’on pourrait palper.

2016 a vu le Congo se doter de nouvelles institutions dans le cadre de la nouvelle République en cours d’installation depuis le scrutin référendaire du 25 octobre 2015. Au contexte de crise dans lequel cet avènement a eu lieu s’est ajouté celui de la résurgence des violences dans le département du Pool. Une conjugaison d’inopportunités qui est de nature à émousser les volontés, éloigner les espérances. C’est pourtant dans de telles périodes qu’il faut élever haut l’optimisme et croire en son pays. C’est ce que les Congolais doivent être et doivent faire en 2017.

Gankama N'Siah

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