Opinion

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Jeudi 29 Août 2019 - 17:54

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Une observation attentive de la scène politique congolaise montre que nous sommes bien entrés dans la phase préparatoire des deux grands scrutins qui marqueront chez nous le début de la troisième décennie de ce vingt-et-unième siècle. Certes de longs mois s'écouleront encore avant que le top de départ de chacun d'eux soit donné de façon officielle comme le veut la Constitution, mais qu'il s'agisse de l'élection présidentielle ou qu'il s'agisse des élections législatives le coup d'envoi officieux a bien été donné déjà, dans la majorité comme dans l'opposition. Et l'on peut donc s'interroger dès à présent sur ce qu'il sortira des duels démocratiques auxquels nous allons assister.

Pour ce qui concerne la majorité, deux questions majeures se posent aujourd'hui que l'on peut ainsi résumer. Premièrement, le président Denis Sassou N'Guesso se représentera-t-il comme le lui permet la Constitution adoptée par référendum en 2015 ou bien choisira-t-il un dauphin qui devra être adoubé par cette même majorité ? Deuxièmement, le Parti congolais du travail, qui constitue le coeur de la majorité depuis des décennies, modernisera-t-il sa gouvernance interne afin d'attirer vers lui les nouvelles générations de citoyens et d'assurer ainsi sa continuité sur des bases plus solides ?

Pour ce qui concerne l'opposition, les jeux semblent déja joués puisque sa principale formation, l'Upads, bénéficie d'un statut constitutionnel qui lui confère un pouvoir très réel par rapport à la poussière de formations politiques qui l'entoure et dont la plupart ne sont guère représentatives de l'électorat congolais. Mais les prises de positions récentes de personnalités telles que Mathias Dzon semblent indiquer que tout sera mis en œuvre  par les opposants plus ou moins radicaux pour fragiliser, voire même détruire cet avantage majeur obtenu par le parti que dirige  Pascal Tsaty Mabiala.

S'il est trop tôt pour prédire ce qui sortira des scrutins à venir pour la majorité comme pour l'opposition, il ne l'est pas pour écrire dès maintenant que le débat politique va très vite s'activer, se dynamiser, voir même s’envenimer. Avec des duels de personnes, des échanges d'idées, des controverses, des esquisses de programmes qui animeront la scène politique congolaise probablement bien plus qu'elle ne l'a été dans le passé. A suivre donc de près ! 

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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