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Absence

Mercredi 23 Octobre 2019 - 12:59

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Nos deux quotidiens Les Dépêches de Brazzaville et Le Courrier de Kinshasa n’ayant pu être imprimés ces derniers jours dans notre atelier, seules leurs versions électroniques ont été accessibles pour les nombreux, très nombreux lecteurs qui parcourent chaque jour les pages de ces journaux. Nous en sommes d’autant plus désolés que nous ne sommes pas responsables de cette absence.

Si nous l’évoquons ici et maintenant, c’est, en effet, parce qu’elle illustre l’un des problèmes les plus graves auxquels se trouvent aujourd’hui confrontées les entreprises congolaises. Un problème qui tient au fait qu’il est devenu très difficile, pour ne pas dire impossible, de transférer hors du Congo, dans des délais raisonnables, les sommes nécessaires pour l’acquisition des produits de base dont dépend leur propre production.

Il s’agit, en ce qui nous concerne, du papier, des encres, des plaques, des blanchets, des solutions de mouillage qui permettent d’imprimer chaque nuit, sur notre rotative, les journaux que vous, lecteurs, pouvez ensuite acheter chaque matin dans la rue ou que vous recevez directement dans vos bureaux si vous êtes abonnés. Autant de matières premières dont l’acheminement vers le Congo est devenu pour nous un casse-tête puisque les banques ne peuvent plus transférer, dans un délai raisonnable, les sommes nécessaires vers leurs producteurs ou leurs vendeurs en Europe, en Asie et ailleurs.

Ce à quoi nous assistons dans le moment présent n’est pas autre chose que l’asphyxie financière d’une économie qui repose pour une large part, comme toutes les autres économies de la planète, sur les échanges avec le monde extérieur. Une asphyxie qui a d’ores et déjà des conséquences dramatiques sur les activités nationales et donc l’emploi, le commerce, la croissance, bref la vie individuelle et collective de la nation congolaise.

Disons-le nettement : il est temps qu’au plus haut niveau de la sphère gouvernementale soit enfin prise la véritable mesure du danger que recèle l’impossibilité de payer, dans un délai raisonnable, les fournisseurs des entreprises congolaises, mais aussi d’envoyer aux collaborateurs qui travaillent hors du pays les sommes qui leur sont dues. Urgence absolue, nous en sommes tout à la fois témoins et victimes !

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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