ACP-UE: les négociations commerciales avancent lentement

Jeudi 21 Février 2019 - 14:15

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Les négociateurs font du sur-place, alors que l’accord entre l’Union européenne (UE) et les soixante-dix-neuf pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) expire en mai 2020.

L’Union africaine (UA) est arrivée '' à maturité, avec la détermination de parler d’une seule et même voix sur la scène internationale'', a déclaré le chef de la diplomatie rwandaise, Richard Sezibera. Mais le processus reste lent. Le président de la Commission européenne (CE) s’est engagé à conclure un accord d’égal à égal, avec une implication plus forte de l’UE en Afrique, où l’influence de la Chine se répand très vite.

Grâce à l'ancien président en exercice, Paul Kagame, l’UA avait avancé vers l’autofinancement (impôt de 2 % sur les importations) par le biais d’un accord de libre-échange continental africain, qui est en train d’être ratifié par les États membres. Choisir l’ACP était ''un choix clair d’approche intergouvernementale''. Mais les dirigeants africains et européens restent bloqués dans un état d’esprit conservateur. Aujourd'hui, l’UE n’est plus le seul interlocuteur pour les pays africains.

Le premier sommet Russie-Afrique aura lieu à Moscou, courant 2019, et la CE est perturbée par l’impression grandissante que la Chine devient le partenaire principal de l’Afrique en matière d’infrastructures et d’investissements.

Le président chinois, Xi Jinping, s’est engagé à investir soixante milliards de dollars dans le financement au développement du continent africain. ''Le partenariat Chine-Afrique n’est problématique que pour l’Europe'', a déclaré la coordinatrice de politiques au Centre européen de gestion des politiques de développement, Lidet Tadesse.

'' Je crains que l’Europe pense avoir une autorité morale sur la question (...). Nous devons faire preuve de plus de remise en question par rapport aux mouvements illicites de capitaux et à la justice fiscale'', au sujet de l'avenir des relations Afrique-Europe. '' L’intégration régionale devait commencer à un niveau sous-régional.  Ces arrangements politiques et l’approche verticale ne fonctionnent pas et ce n’est pas vraiment étonnant'', a-t-il dit.

Le doute persistera que les pays africains puissent former un seul bloc pour négocier avec l’Europe. Lidet Tadesse a qualifié l’unité de  ''fardeau. Il est très difficile de rassembler cinquante-cinq pays et d’essayer de les mettre d’accord. L’UA est encore une organisation très jeune''.

Noël Ndong

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