Afrique-Italie : un lien prioritaire pour le futur

Mercredi 31 Mai 2017 - 18:28

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La Journée de l’Afrique, le 25 mai, a été l’occasion de proclamations enjouées à Rome mais aussi d’engagements concrets pour l’avenir.

Comme chaque année le 25 mai, Journée de l’Afrique, a été célébré d’une manière fastueuse à Rome et en Italie. Comme de tradition, les autorités italiennes ont tenu à marquer leur souci d’une relation plus fructueuse et plus dynamique entre le continent le plus géographiquement  proche de l’Europe et l’Italie. Ce pays prend sur lui, en le voulant ou en renâclant, le poids des défis africains du moment : développement; pauvreté et surtout immigrations. Sa parole compte donc là où le sort de l’Afrique se discute.

« La relation entre l’Italie et l’Afrique est une priorité de notre politique extérieure pour faire face ensemble aux défis communs ». Cette proclamation du ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, entre dans une tradition. Au siège de son imposant ministère de la Farnesina, en bordure de Rome, M. Alfano saluait ainsi le 25 mai, dans l’après-midi, les ambassadeurs africains conduits par leur doyen, Mamadou Dékamo Kamara, l’ambassadeur du Congo-Brazzaville auprès du Quirinal, la présidence italienne.

La communauté africaine a tenu à marquer de manière particulière cette année le 54è anniversaire de l’Organisation de l’union africaine, devenue en 2002, l’Union africaine. Une célébration, a dit le ministre italien, « d’une grande valeur symbolique, surtout parce que survenant à quelques heures du sommet du G7 de Taormina (en Italie) et qui m’offre l’occasion de réaffirmer que la politique extérieure italienne doit plus que jamais rester tournée aujourd’hui vers la Méditerranée et vers l’Afrique ».

M. Alfano n’est pas seulement l' homme à manier des paroles policées et la langue de bois. Avant de prendre le portefeuille des Affaires étrangères en janvier dernier dans le gouvernement de M. Paolo Gentiloni, son prédécesseur devenu depuis son Premier ministre, M. Alfano fut ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Matteo Renzi. A ce titre, il a eu à gérer le phénomène des flux migratoires, dont l’Italie est l’épicentre depuis plus d’une décennie. Aussi est-il dans son élément lorsqu’il affirme : « Le développement de la Méditerranée et de l’Afrique signifie paix, sécurité et prospérité pour nos peuples ». L’occasion de cette célébration a également permis l’annonce d’une nouvelle contribution italienne de 500.000 euros (plus de 327 millions de francs CFA) pour la Minusma, la mission de l’ONU au Mali et dans le Sahel.

Plusieurs allocutions ont souligné le volontarisme de la coopération italienne en Afrique, à commencer par celle de M. Pier Ferdinando, le président de la commission parlementaire pour les Affaires étrangères. Il a été lu aussi deux messages d’encouragement : l’un du président italien Sergio Mattarella et l’autre de M. Mohamed Cherid Diallo, l’ambassadeur dont le pays, la Guinée, assure la présidence tournante de l’Union africaine. M. Mamadou Dékamo Kamara a complété le tout par une vision de ce que l’Afrique attend de ses partenaires bilatéraux pour le futur.

Lucien Mpama

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