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Mercredi 5 Février 2020 - 18:45

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Faut-il s’étonner que la classe politique congolaise, dans ses différentes composantes, s’agite aujourd’hui et fasse entendre sa voix sur la scène nationale avec une force de plus en plus grande ? Evidemment non, étant donné le contexte très particulier dans lequel nous vivons depuis le début de cette nouvelle décennie avec, d’une part, l’approche d’échéances électorales majeures et, d’autre part, l’importance des décisions concernant la gouvernance publique que prendra probablement très vite la plus haute autorité de l’Etat.

Les évènements que nous allons vivre, nous citoyens congolais, dans les deux prochaines années étant à tous égards décisifs, il est normal que les formations politiques de tous ordres se mettent, comme on dit, en ordre de marche pour en tirer un profit durable. Mais ces mêmes formations politiques doivent comprendre qu’il ne suffira pas de discourir, de gesticuler, de promettre monts et merveilles pour gagner les batailles électorales qui se profilent à l’horizon. Et que, par conséquent, il leur faut définir dès maintenant de façon claire les propositions qu’elles formuleront dans tous les domaines de la vie publique afin de séduire le moment venu les électrices et les électeurs.

Pour dire les choses de façon encore plus claire, la majorité comme l’opposition doivent se convaincre que si elles veulent exister demain, elles vont devoir apporter sans délai des réponses précises, concrètes aux questions que la nation congolaise se pose aujourd’hui. Avec, bien entendu, au cœur du débat qui démarre les questions clés  de l’emploi, de la relance de la croissance, de la bonne gestion des finances publiques, de la lutte contre la corruption, de la protection de la société contre les violences individuelles et collectives, de la formation des nouvelles générations, bref de la modernisation du Congo, de notre Congo dans tous les domaines.

Mieux vaut en prendre conscience dès maintenant : dans un temps où les connexions électroniques autorisent tous les échanges et où, par conséquent, les réseaux sociaux deviennent un outil d’influence incontournable, les partis traditionnels, qu’ils soient pro ou anti gouvernementaux, doivent prendre la juste mesure du défi qu’il leur faut relever. S’ils ne le font pas, ils recevront des gifles populaires dont ils ne se remettront pas.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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