Agriculture : la relance de la culture du riz envisagée

Lundi 20 Mai 2019 - 19:45

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Le directeur général de l’Agriculture, Bienvenu Ntsouanva, a ouvert, le 20 mai à Brazzaville, un atelier consacré à l’élaboration de la stratégie nationale de développement rizicole en République du Congo.

« L’événement de ce jour concerne une priorité du Plan national de développement 2018-2022 pour lequel le volet agricole vise l’essor des filières de production et des chaînes de valeur, afin de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à l’industrie par l’agriculture », a signifié le directeur général de l’Agriculture.

Le défi majeur de ce secteur d’activité est de réduire la facture alimentaire, source de déperdition des devises, surtout dans ce contexte de morosité économique, a-t-il ajouté.

En effet, la consommation du riz est  en hausse au niveau des ménages congolais. Actuellement, les importations sont estimées à soixante-neuf mille tonnes par an, soit un équivalent monétaire de dix milliards francs CFA annuels.

Intervenant à cette occasion, le consultant régional de la coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (Card), Ramilison Harifidy J.A, a indiqué : « L’importation du riz ne fait qu’augmenter au Congo. Et l’un des objectifs de cette relance est d’inverser la tendance. Au lieu que le pays importe, il devra plutôt  produire le riz dont il  a besoin ».

Cet atelier de validation qui marque également le lancement officiel des activités de la Card en République du Congo a été organisé par le ministère de tutelle, en partenariat avec l’Agence japonaise de coopération internationale.

L’adhésion du Congo en mars dernier à l’initiative Card lui permettra d’atteindre les objectifs de consommation, en vue de conquérir des parts du marché régional dans le cadre  de l’exportation rizicole.

Le pays a une tradition rizicole, avec les bassins de production connus tels que Ewo dans la Cuvette ouest, Kindamba et Vindza dans le Pool, Boko-Songho et Madingou dans la Bouenza, Mossendjo et Makabana dans le Niari…

En 1980, par exemple, la production nationale avait atteint quatre mille tonnes, avant de décliner à cause de la destruction de la filière, imputable à la fermeture brutale de l’Office des cultures vivrières en raison des programmes d’ajustement structurel.

Gloria Lossele (stagiaire)

Légendes et crédits photo : 

Photo de famille des participants à l'atelier

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