Arménie: le Congo présent aux assises de la Francophonie

Mardi 9 Octobre 2018 - 16:06

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La délégation congolaise à la XVIIe conférence l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les 11-12 octobre, à Erevan, sera conduite par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Le chef de l’Etat quitte Brazzaville, ce 10 octobre, pour la capitale arménienne où il participera, aux côtés de ses pairs, au sommet de la Francophonie. Ces assises consacreront l’élection au poste de secrétaire général de l’organisation détenu par la sortante, Michaelle Jean, qui a pour rivale l’actuelle ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

Pour de nombreux observateurs, les chances de la Canadienne d’origine haïtienne, élue en 2014, lors du sommet de l’OIF de Dakar (Sénégal), sont compromises du fait du soutien apporté à la diplomate rwandaise par les plus hautes autorités françaises.

Outre l’enjeu lié au poste à occuper, le sommet d’Erevan est convoqué sur le thème « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité dans l’espace francophone ». Comme à chacune de leurs rencontres, les chefs d’Etat et de gouvernement du vaste espace francophone qui ne manque pas de problème tenteront de se pencher sur les crises qui minent certains Etats membres et d’évaluer les processus de consolidation de la démocratie.

Pour ne parler que de la sous-région d’Afrique centrale, la République démocratique du Congo est sous les projecteurs de l’actualité, au regard des élections générales prévues le 23 décembre prochain. Dans ce processus, si la décision prise par le président Joseph Kabila de ne pas briguer un troisième mandat est considérée comme un signe de décrispation salutaire, l’utilisation des machines à voter lors de ces élections continue d’animer la controverse.

Il en est de même de la République centrafricaine, toujours confrontée à l’insécurité des groupes armés, avec des effets certains sur la cohabitation entre les communautés chrétienne et musulmane. On peut dire autant du Burundi qui peine à relancer le dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition, après la contestation par cette dernière du référendum du 17 mai 2018.

L’autre pays de la sous-région qui attirera l’attention des dirigeants de l’OIF est le Cameroun qui attend, dans une certaine incertitude, les résultats de l’élection présidentielle du 7 octobre pour laquelle le candidat de l’opposition, Maurice Tamko, s’est déclaré élu avant même que le processus de dépouillement des votes ne soit mené à son terme. Ce qui fait craindre des violences postélectorales qui sont le lot de plusieurs pays membres de la Francophonie.

Et faire que la prochaine secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean ou Louise Mushikiwabo, aura à cœur d’œuvrer à promouvoir « le vivre ensemble et la solidarité » au sein de l’espace francophone. Ses Etats membres en ont besoin pour espérer gagner la longue bataille de la prospérité.

Les Dépêches de Brazzaville

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