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Asphyxie

Lundi 23 Septembre 2019 - 18:54

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Que les choses soient claires : toute la partie nord du Congo, c'est-à-dire le vaste territoire qui s'étend de Brazzaville jusqu'aux frontières de la Centrafrique et du  Cameroun est aujourd'hui sinon inaccessible, du moins très difficilement accessible. Il suffit, pour s'en convaincre, de prendre la route nationale n° 2 qui relie notre capitale à Ouesso en passant par Ngo, Gamboma, Ollombo, Oyo, Owando et donc à toutes les villes et villages des Plateaux, des deux Cuvette, de la Likouala, c'est-à-dire à près des deux tiers du territoire national.

Dégradée par les pluies, mais aussi et surtout par les énormes camions chargés de grumes de bois et de conteneurs descendant de la zone forestière qui couvre une bonne partie de ce territoire, la route nationale n° 2 est devenue sinon impraticable du moins extrêmement dangereuse. Ce dont témoignent les innombrables carcasses de voitures, de bus, de poids-lourds qui gisent sur les bas-côtés et, plus encore, les conséquences dramatiques que l'effondrement du trafic routier dans cette partie du territoire national a dès à présent pour la population qui y vit.

Disons-le sans le moindre détour : ce à quoi nous assistons aujourd'hui n'est pas autre chose que l'asphyxie de toute la partie nord du Congo, de notre Congo; cela alors même que toutes les conditions naturelles et humaines étaient réunies pour, bien au contraire, en faire une des régions les plus riches de l'Afrique centrale en raison des ressources agricoles, aquatiques et minérales qu'elle détient. Si, dans les mois à venir, les actions qui permettraient de restaurer la voie routière principale du nord du Congo ne sont pas conduites avec les moyens nécessaires, l'économie des départements qui en sont victimes s'effondrera avec toutes les conséquences dramatiques que cela aura sur le plan social et, bien sûr aussi, sur le plan politique pour les élus nationaux ou locaux de la région.

Alors que l'accord conclu récemment avec le Fonds monétaire international se met en place et que, de ce fait, des sommes importantes vont remplir les caisses de l'Etat, il ne fait aucun doute, pour nous en tout cas mais nous ne sommes pas seuls à le dire, que la remise en état des voies routières de cette partie du pays doit dès maintenant figurer en tête des priorités de l'Etat. Que ceux qui en doutent prennent donc la Nationale 2 avec tous les risques que cela comporte.

 

 

Les Dépêches de Bazzaville

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