Assemblée nationale : le gouvernement interpellé sur la situation de l’usine des panneaux solaires d’Oyo

Jeudi 4 Avril 2019 - 19:35

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Le député de la première circonscription électorale d’Oyo, Denis Christel Sassou N’Guesso, a interpellé, le 2 avril lors des questions orales au gouvernement avec débat, le ministre de l’Energie et de l’hydraulique, Serge Blaise Zoniaba, sur la mise en service de la Congolaise des panneaux solaires (Copasol).

Auteur de deux préoccupations, le député d’Oyo a voulu se faire une idée sur l’objectif recherché par le gouvernement en construisant l'usine de panneaux solaires de cette localité, dont le démarrage est souhaité de tous les vœux. En effet, ses questions ont porté sur la date du lancement de la production des panneaux solaires pour pallier les carences actuelles et s’il existait un projet d’exportation du produit vers les autres pays de la sous-région. « A Oyo, dans ma circonscription électorale, par exemple, le gouvernement a construit, depuis quelques années maintenant, une usine de production de panneaux solaires, ce que je salue au passage. Cela devrait être un bel exemple de diversification de la production d’énergies afin de commencer à produire désormais de l’énergie propre. Cependant, nous constatons que cette usine ne produit aucun panneau solaire qui, pourtant, devrait être un début de réponse à la carence actuelle en énergie », a introduit Denis Christel Sassou N’Guesso.

Selon lui, le Congo devrait s’inscrire d’emblée parmi les pays modèles en matière de préservation du climat et de l’écosystème, son président de la République s’étant toujours mis en avant sur le continent, en ce qui concerne les questions de préservation du climat. D’ailleurs, a-t-il rappelé, son programme de gouvernement, "La Marche vers le développement",  encourage le développement des énergies renouvelables non polluantes et l’utilisation des technologies non destructives de l’environnement.

Répondant à ces préoccupations, le ministre Serge Blaise Zoniaba a indiqué que la Copasol est une société anonyme dotée d’un conseil d’administration où un fonctionnaire du ministère en charge de l’Energie a été désigné. D’après lui, ce dernier n’a pas encore été convoqué pour y siéger. « C’est le seul lien que mon ministère entretient avec cette société. L’entrée en fonction de cette unité est attendue, sous réserve que les panneaux solaires qu’elle produira soient compétitifs. L' Agence nationale d’électrification rurale pourrait s’approvisionner auprès d’elle lors de la mise en œuvre de son programme d’électrification rurale, par des kits solaires des ménages et des infrastructures communautaires de base qui sont éloignées des réseaux de distribution », a expliqué le ministre à la chambre basse du parlement.

« La part du portefeuille public est devenue comme une peau de chagrin »

Il a également déclaré devant les députés que la contribution de l’électricité produite à partir des sources renouvelables est actuellement bien inférieure à 40%. Ce qui signifie qu’elle demeure très faible car l’énergie produite au Congo est dominée par le thermique. Cette contribution va, a-t-il poursuivi, reculer très prochainement avec la mise en exploitation de la troisième turbine de la Centrale électrique du Congo. « Cependant, outre la valorisation du potentiel gazeux que possède notre pays, la politique du gouvernement en matière d’augmentation à moyen et long terme de l’offre d’électricité demeure toutefois en faveur des solutions qui font appel à des sources renouvelables. Le soleil en est une, mais le déploiement des solutions solaires à grande échelle n’est pas pour l’instant rentable dans notre pays, tout comme dans la plupart des pays situés sur ou auprès de l’équateur où la couverture est quasiment permanente », a-t-il répondu.

Notons que le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, a positivement apprécié l’intervention du député d’Oyo. Selon lui, le député Denis Christel Sassou N’Guesso a soulevé une question d’importance parce qu’à chaque fois qu’on regarde le budget, on constate que d’année en année, la part du portefeuille public est devenue comme une peau de chagrin.

En construction depuis novembre 2011, la Copasol a été initiée à l’effet de devenir le premier fournisseur des produits, systèmes et services photovoltaïques en Afrique. Avec un capital de 1 820 000 000 FCFA, sa capacité annuelle de production de 50 MW, repartie en quatre lignes pouvant produire jusqu’à cent vingt panneaux solaires par heure. Elle est tenue par deux actionnaires : l’Etat congolais 65% et ZTE 35%. Entre-temps, les vingt-et-un agents dont dix-huit jeunes techniciens formés en Chine attendent l’entrée en production proprement dite de cette industrie.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

le député Denis Sassou N'Guesso/Adiac

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