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Mardi 6 Août 2019 - 13:45

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Les Etats-Unis s'étant retirés officiellement, vendredi dernier, de l'accord sur la réduction des missiles de portée intermédiaire - 500 à 5500 kilomètres - qui les liait depuis l'an 1987 à l'Union Soviétique, donc à la Russie d'aujourd'hui, tout indique qu'en 2021 le traité sur les armements nucléaires stratégiques Start III volera lui aussi en éclats. Avec toutes les conséquences dramatiques que cela aura pour la paix du monde puisque cette double annulation relance la course aux armements qui avait marqué le temps de la Guerre froide entre les grandes puissances.

S'il ne nous appartient pas de juger les raisons officielles ou cachées qui justifient ces décisions, il nous revient en revanche, à nous simples observateurs de la scène mondiale, de dire qu'elles plongent de nouveau la planète Terre dans une ère d'incertitude, de ténèbres dont le pire risque fort de sortir à plus ou moins brève échéance. Dans le moment, en effet, où la concurrence entre les puissants de ce monde s'accélère, où la technologie favorise la mise au point et le déploiement d'armes de plus en plus destructrices, où la conquête de l'espace qui entoure notre planète devient un enjeu stratégique, où l'atome est perçu par plusieurs nations comme le seul bouclier capable de les préserver contre leurs adversaires, le rejet des traités conclus il y a une trentaine d'années pour réduire le nombre des missiles de diverses portées sonne comme une alarme que personne ne peut ignorer.

Ceci est d'autant plus vrai que les sommes gigantesques qui seront englouties dans cette nouvelle course aux armements aussi inutile que dangereuse  freineront, sinon même bloqueront les actions engagées ces dernières années par la communauté internationale pour lutter contre le dérèglement climatique. Nous en avons dès à présent la preuve avec le refus du président des Etats-Unis, Donald Trump, de respecter les engagements pris par son prédécesseur, Barack Obama, concernant la protection de l'environnement.

Encore une fois et même si cela semble utopique dans un semblable contexte, il revient aux nations du Tiers-monde, qui rassemblent plus de la moitié de l'humanité, de faire entendre tant qu'il en est temps la voix de la raison. L'enjeu est vital à tous égards.

Les Dépêches de Brazzaville

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