Opinion

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Au nom du père

Vendredi 11 Janvier 2019 - 11:06

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A ceux qui s’interrogent aujourd’hui sur la capacité du nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, de gouverner cet immense pays dans la paix et l’unité, nous ne saurions trop conseiller de lire ou de relire avec attention la biographie de son père, Etienne. Si, en effet, comme le veut l’adage « tel père tel fils », le successeur de Joseph Kabila respecte l’héritage moral qui lui a été légué par celui qui lui a donné vie, le peuple dont il commande désormais pour un temps le destin aura toutes les raisons d’espérer dans le futur.

Entendons-nous bien à ce propos : ce qui précède ne signifie nullement que l’on doit accorder une confiance aveugle à l’homme que les Congolais de la RDC ont élu le 30 décembre au terme d’un long, très long processus institutionnel. Mais simplement que le fait d’avoir été élevé dans des conditions difficiles et dans un milieu qui respectait les valeurs de l’humanisme, de la démocratie, de la liberté individuelle et collective permet de présager le meilleur plutôt que le pire.

Si Félix Tshisekedi est pénétré, comme tout permet de le croire, des principes qui ont conduit son père à lutter contre l’autoritarisme, contre la violence aveugle, contre les abus de toutes sortes que suscitait le pouvoir absolu, la RDC écrira dans les années à venir une nouvelle page de son Histoire marquée par la recherche de réponses adaptées aux problèmes qui se posent à elle. Peut-être, sans doute même, ne parviendra-t-elle pas à les résoudre tous dans le temps imparti par le quinquennat mais, du moins, son aspiration à la paix, à l’unité, à la cohésion sociale sera-t-elle entendue au plus haut niveau de l’Etat.

Ce qu’il faut espérer dans le moment présent, où le nouveau président s’apprête à assumer les pouvoirs qui lui ont été conférés par le peuple congolais, c’est bien qu’il sache constituer autour de lui une majorité parlementaire stable, cohérente, ouverte sur le monde, capable de concrétiser le programme sur lequel il a été élu. C’est aussi qu’il s’emploie à restaurer l’unité d’un pays dont l’immensité géographique menace la cohésion interne de façon permanente et à resserrer durablement ses liens avec les pays qui l’entourent.

Gouverner au nom du père en quelque sorte…

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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