Aviation civile : retrait de licences d’exploitation de trois compagnies aériennes

Lundi 14 Avril 2014 - 16:39

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Quatre autres sociétés ont eu un sursis d’un mois en vue de se conformer aux recommandations faites par le gouvernement.

L’Autorité de l’aviation civile vient de retirer les licences d’exploitation de trois compagnies aériennes opérant en RDC. Selon le ministre des Transports et Voies de communication, Justin Kalumba, qui avait annoncé, le 12 avril, cette décision, ce verdict intervient au terme des exigences de la phase 2 du processus de re-certification des compagnies aériennes opérant dans le pays, tel que recommandé par l’Association internationale des transporteurs aériens (IATA). Les compagnies frappées par cette décision sont Biega Airways, Congo Express et Okapi Airlines.

Le ministre menace, par ailleurs, dans le cadre de cette même action, de retirer les licences de quatre autres compagnies, au cas où elles ne parvenaient pas à corriger des « lacunes mineures » constatées dans leur organisation. Un délai d’un mois est donné à ces sociétés en vue de se conformer à ces règles. Les compagnies visées par ces avertissements sont notamment Doren Air Congo, Mango Airlines, Transair Cargo Services et Will Airlift.

Le ministre Justin Kalumba a clairement affiché la volonté du gouvernement de la République de ne laisser opérer sur le ciel congolais que les compagnies qui seront déclarées aptes, à l’issue de ce contrôle. Il s’agit, selon lui, non seulement du point de vue de leur organisation mais, également, en ce qui concerne l’état de navigabilité de leurs membres d’équipage.

On note que depuis plusieurs années, l’aviation civile congolaise jouit d’une mauvaise réputation auprès de l’OACI, à cause de cas d’accidents enregistrés. Et le ciel congolais est compté parmi les moins rassurants du monde. La mise sur la liste noire des avions battant pavillon congolais ou immatriculés en RDC, qui interdits de voler dans l’espace de l’Union européenne, est la preuve de cette situation décriée tant au pays qu’à l’extérieur de la RDC.

Les recommandations de l’IATA en cette matière dont le gouvernement s’applique à mettre en œuvre, viseraient donc l’assainissement du secteur aérien en RDC. Etant donné que la certification des transporteurs aériens et le calibrage des équipements d’aide à la navigation constituent les deux problèmes majeurs qui se dressent sur la voie de la crédibilisation de l’aéronautique congolaise, le gouvernement veut, par des mesures prises, changer cette vision que la communauté internationale, principalement les organisations internationales de l’aviation civile, a du pays et de son ciel. « Nous n’avons nullement le droit d’atermoyer sur cette question, car il en va non seulement de la crédibilité de notre aviation civile mais également et, surtout, de la préservation des vies humaines », a souligné le ministre.

Pour Justin Kalumba, en effet, il importe de noter que le gouvernement continuera à s’investir dans l’application de toute mesure tendant à réinstaurer la sécurité et la sûreté du transport aérien en RDC afin d’en rehausser à tout prix le niveau. À l’en croire, la correction du problème grave de sécurité lié à la certification des opérateurs aériens, avec toutes les mesures qu’elle implique, constitue une des étapes menant inéluctablement vers l’assainissement du secteur aérien congolais.

Il est également noté qu'au mois de mars, une dizaine de compagnies aériennes ont également été interdites de vol en RDC. Selon cette décision, leurs aéronefs étaient obligés d'êtrre cloués au sol. Cette décision était également relative à la recommandation de l'IATA.

En attendant, le gouvernement a également annoncé la création d'une autre société nationale d'aviation, qui naît sur les cendres des Lignes aériennes congolaises.

 

Lucien Dianzenza

Légendes et crédits photo : 

Un avion de ligne