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Bantous

Jeudi 12 Décembre 2019 - 20:50

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Entre dénis et préjugés, l’épopée des Bantous est de mieux en mieux connue, en dépit de l’absence d’une histoire écrite. Plus de cent cinquante années de recherche, en partie réalisée par les Africains eux-mêmes, ont contribué à en raconter les péripéties. Les artistes sont parmi ceux des peuples de cet espace bantouphone, qui regroupe environ quatre cent cinquante langues sur le continent africain, à en perpétuer les liens culturels.

Sans doute grâce aux effets connexes de la culture africaine qui peut se vanter, contre toutes distorsions de l’histoire, d’avoir pu sauver ses recettes millénaires et sa diversité. Le projet de la « Caravane Bantoue » que nous citons dans ce numéro revêt donc ce dessein d’affermir cette convergence et de créer un marché de produits culturels de la région bantoue, soit une vingtaine de pays. L’initiative qui va certainement se reproduire dans d’autres pays a ciblé, dans son édition inaugurale, le Congo et le Cap-Vert comme point d’ancrage de cette reconstruction sociale et culturelle.

Même si le concept bantou est parfois contesté, la conscience bantoue est finalement partagée bien au-delà des recherches d’experts. La preuve nous vient de ce vent de personnes noires de plus en plus désireuses de renouer avec leur origine. Ce qui compte, à notre avis, ce ne sont pas les théories excentriques sur la notion bantoue, mais plutôt de ce que cet espace peut, comme le souhaite le Centre international des civilisations Bantu, affermir les liens entre les pays.

Les Dépêches du Bassin du Congo

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