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Jeudi 29 Octobre 2020 - 19:31

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Alors que vient de s’achever la commémoration du quatre-vingtième anniversaire de la venue du général de Gaulle à Brazzaville qui donna vie à l’Appel à la libération de la France et de l’Europe lancé depuis Londres le 18 juin 1940, il est important d’en tirer dès à présent les leçons. Tout simplement parce que, comme tous les observateurs ayant assisté aux différentes manifestations qui ont marqué cette semaine, nous avons été frappés par l’attention extrême que lui ont porté les hautes autorités de l’Afrique centrale venues chez nous afin de revivre cette grande page de l’Histoire moderne.

La première et sans doute la plus importante de ces leçons est que les liens étroits tissés lors de la Deuxième Guerre mondiale ne se sont pas distendus au fil du temps comme on pouvait le craindre. Ayant abouti, vingt années plus tard, à l’indépendance des pays africains toujours grâce au général de Gaulle, ces liens sont plus que jamais présents dans les rapports qu’entretiennent aujourd’hui nos deux continents. Et, de ce fait, ils sont porteurs d’une volonté d’amitié, de coopération, de fraternité pour le moins rassurante dans le temps difficile que nous vivons où les crises sanitaires et les difficultés économiques se conjuguent dangereusement.

La deuxième leçon est le devoir qui s’impose maintenant de mieux comprendre l’origine et la teneur des évènements qui permirent à la France et à l’Europe de se relever. Des évènements qui ont été quelque peu occultés au fil du temps alors qu’ils sont bien à l’origine de la libération et de la réémergence du Vieux continent, mais qui ont fait de l’Afrique, de notre Afrique l’un des principaux acteurs de sa libération, donc de sa résurrection. Il est essentiel, en effet, que les nouvelles générations aient une vision claire de la page d’Histoire qui fut ainsi écrite et, par conséquent, prennent la juste mesure de leurs devoirs respectifs.

Il nous revient désormais, à nous qui sommes les héritiers de ce temps très particulier, d’en prendre la pleine mesure et de faire en sorte que ce legs contribue à un resserrement des liens qui profite à chacun. C’est bien ce qui est ressorti clairement de la réunion organisée hier matin au Palais présidentiel de Brazzaville par le ministre d’Etat Florent Ntsiba qui a rassemblé les acteurs de cette belle et noble commémoration. A nous maintenant d’agir dans ce sens.

Les Dépêches de Brazzaville

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