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Bilan 2016 (2)

Mardi 27 Décembre 2016 - 19:13

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Autant le bilan politique de l'année qui s'achève apparait globalement positif - mise à part, bien sûr, la dérive criminelle du "Pasteur Ntoumi" dans le département du Pool -, autant le bilan économique et social s'avère préoccupant. Non parce que les autorités congolaises auraient mal géré les finances publiques pendant ces douze mois, mais parce que l'effondrement des cours du pétrole sur les marchés mondiaux a plombé de façon dramatique les ressources de l'Etat.

Aussi imprévisible que brutale cette crise s'est produite pour le Congo au pire moment dans la mesure où le programme des grands travaux conduit depuis quinze ans était sur le point de s'achever et où l'Etat devait décaisser à ce titre des sommes considérables, dans la mesure aussi où la facture de grands évènements comme les Jeux Africains de 2015 arrivait à échéance. Elle a provoqué des retards dans les règlements de toute nature qui ont impacté durement l'économie congolaise, plongeant de très nombreuses entreprises mais aussi plusieurs grandes collectivités locales dans un abîme financier qui les a empêchées de régler les salaires de dizaines, de centaines de milliers de familles.

La crise sociale qui découle de la crise financière provoquée par la chute des prix du baril est loin d'être résolue alors que s'achève l'année 2016. Elle aura donc de lourdes conséquences dans les semaines et les mois à venir même si les accords conclus au plan mondial par les principaux pays producteurs laissent prévoir une stabilisation durable des cours sur le marché mondial.

Elle a cependant un avantage qui  pourrait s'avérer déterminant dès l'année 2017 puisqu'elle conduit l'Etat congolais à s'attaquer résolument aux excès de toutes sortes qui minent ses finances : dépenses publiques excessives, dérives financières de nombreuses administrations et entreprises publiques, corruption gangrénant des pans entiers de l'économie nationale, faible rendement des impôts et taxes diverses prélevés sur les contribuables etc. Chargé de mettre en place une politique d'austérité efficace, le gouvernement que conduit le Premier ministre doit relever ce défi sans délai et tout indique aujourd'hui qu'il le fera.

Conclusion de ce qui précède, 2017 pourrait bien corriger les défauts de la gouvernance publique et permettre la relance de notre économie (à suivre).

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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