Opinion

  • Éditorial

Bourdonnement

Jeudi 4 Juin 2020 - 18:21

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Le moins que l’on puisse dire est que l’avocat parisien William Bourdon qui depuis des années se livre, directement ou à travers des organisations non gouvernementales telles que Sherpa et Tranparency International, à une guerre ouverte contre plusieurs dirigeants africains se retrouve aujourd’hui dans une passe pour le moins difficile.

Devenu de façon incompréhensible l’avocat du prédicateur suisse Tariq Ramadan mis en examen et écroué en France pour viols, il devait en effet prouver qu’il n’avait pas proposé auparavant ses services à l’une des femmes victimes de ce personnage pour le moins sulfureux. Un comportement étrange qui l’a conduit hier à renoncer brutalement à défendre Tariq Ramadan plutôt que de s’expliquer devant le  bâtonnier de Paris qui l’avait convoqué.

Etant donné le contexte dans lequel se déroule cette histoire de fous, il était évident que l’Ordre des avocats de la capitale française aurait obligé Tariq Ramadan à changer d’avocats. Mais cette décision, logique convenons-en, aurait sonné comme une claque sur la joue de l’homme qui prétend défendre le droit, la morale, la bonne gouvernance alors qu’il adopte des postures curieuses, pour ne pas dire bizarres. Postures parmi lesquelles figure d’ailleurs en bonne place une agressivité rare contre les journalistes qu’il n’hésite pas à attaquer en diffamation devant les tribunaux comme nous l’avons-nous-mêmes expérimenté.

Abondamment relayé par la presse et les réseaux sociaux, l’article paru en France le 31 mai dans les colonnes du Journal du Dimanche sous le titre « Imbroglio autour de la défense de Tarik Ramadan » a, comme on dit, jeté un pavé dans la mare pour le moins boueuse sur laquelle navigue William Bourdon. Et vue de l’Afrique où sont publiées ces quelques lignes, sa défection annoncée hier a confirmé que l’acteur principal des attaques menées contre les familles de trois dirigeants africains sous le prétexte des « biens mal acquis » est tout sauf crédible.

Gageons qu’un tel propos nous vaudra sans doute à nouveau des gestes peu agréables, mais ajoutons pour conclure que le bourdonnement qui s’installe ne manque pas d’intérêt pour diverses raisons.

Les Dépêches de Brazzaville

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Éditorial : les derniers articles
▶ 7/8/2020 | Aptitudes
▶ 6/8/2020 | Drame
▶ 5/8/2020 | Transport en commun
▶ 4/8/2020 | Opposition
▶ 3/8/2020 | Attention !
▶ 1/8/2020 | Liste
▶ 30/7/2020 | Protéger les clients
▶ 30/7/2020 | Mémoire
▶ 29/7/2020 | Trafic aérien