Campagne électorale précoce : des sanctions exemplaires promises contre les médias récalcitrants

Mardi 6 Novembre 2018 - 17:03

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

L’autorité de régulation des médias, par son président, menace de « passer à l’étape ultime » pour sanctionner tous les organes de presse qui vont continuer à violer la loi.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac) met en garde les médias contre la campagne électorale précoce. Dans une interview accordée le 5 novembre à radio Okapi, son président, Tito Ndombi, a promis des « sanctions exemplaires » à l’endroit des médias qui continueraient à se livrer à la campagne électorale précoce.

Le Csac dit, en effet, constater que plusieurs médias congolais procèdent à la campagne précoce des candidats aux élections du 23 décembre. Tito Ndombi, qui fait savoir que cette attitude était illégale, rappelle dans ce sens que la loi électorale a prévu une période pour la campagne. En dehors de cette période, a-t-il affirmé, elle ne peut pas être faite. « Nous avons fait une recommandation qui interdit la campagne précoce et il y a beaucoup de médias qui ne respectent pas cette recommandation», a-t-il prévenu. Tito Ndombi avertit que son institution, qui menace de « passer à l’étape ultime », était déjà en train de préparer une mise en demeure contre les médias qui ne respectent pas cette recommandation.

Récemment, l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), une ONG de défense des droits de l’homme, avait interpellé le Csac pour cette campagne précoce, et la Commission électorale nationale indépendante pour l’utilisation des moyens de l’État ou des entreprises publiques. Elle avait également déploré la présence dans certains endroits de la ville-province de Kinshasa et des autres parties du territoire national des banderoles, affiches et autres panneaux à connotation de la campagne électorale. L'Acaj avait notamment exhorté le Csac à assurer l’accès équitable aux médias publics à tous les partis, de la majorité ou de l’opposition. Cette réaction de l’Autorité de régulation des médias paraît, dans ce sens, une réponse à ses revendications ainsi que de certains autres observateurs qui attendent que cette institution exécute ses menaces contre les récalcitrants.

Lucien Dianzenza

Notification: 

Non