Céni : le corps électoral sera convoqué dans moins de trente jours

Samedi 26 Mai 2018 - 16:15

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L’information a été donnée, le 25 mai, à Kinshasa par le président de la Centrale électorale, Corneille Naanga, lors de la restitution du rapport de la mission d’audit du fichier par les experts de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Les élections générales se tiendront le 23 décembre, selon le calendrier officiel publié en novembre 2017 par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Dans la foulée de la présentation du rapport d’audit du fichier électoral par les experts pilotés par l'OIF, Corneille Naanga a confirmé cette date. Le président de la Céni avait, en effet, toutes les raisons de s’estimer heureux car les résultats auxquels ont abouti les experts n’ont pas empiété fondamentalement sur le travail initial réalisé par son équipe. D’après lui, il n’existe aucun fichier électoral au monde qui soit exempt d’anomalies. « Aucun fichier électoral au monde n’est parfait, il n’y a que Dieu qui aura un fichier parfait », a-t-il avancé, justifiant par là les quelques incohérences enregistrées par rapport aux chiffres avancés.

Concernant la critique de ses détracteurs qui pensent que la présence des 16,6% d'électeurs sans empreintes décrédibiliserait le fichier électoral avec le risque d’impacter négativement sur la suite des opérations, Corneille Naanga paraît minimiser sa portée.  Alors que l'opposition martèle sur l’option de radiation des concernés, le président de la Céni allègue le contraire. « Il n’est pas question de radier les 16,6% d’électeurs sans empreintes. Ils ne seront jamais radiés du fichier électoral car la loi leur donne la possibilité de voter. L’empreinte digitale n’impacte pas sur le vote lui-même. C’est plutôt la photographie qui impacterait le plus le vote. L’empreinte digitale est une donnée qui a été mise dans la base des données, juste pour vérification », a-t-il argumenté.  

Tout en soutenant que son institution entend prendre en compte toutes les recommandations formulées par l’OIF, il a indiqué que dans moins de trente jours, le corps électoral sera convoqué.  « L’électorat sera convoqué le 23 juin prochain », a-t-il déclaré, comme pour rassurer sur la tenue des scrutins, conformément au calendrier  qui les fixe à la date du 23 décembre. Corneille Naanga a rappelé à tous ceux qui hésitent encore qu'ils doivent se préparer pour les élections, le train étant déjà en marche.  « Le 23 juin prochain, soit dans moins d’un mois, nous allons convoquer l’électorat et lancer l’appel à candidature », a-t-il lancé, tout déterminé. Il a précisé que cela va d’abord concerner l’élection provinciale,  ensuite les élections législatives nationales puis la présidentielle.                            

Alain Diasso

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