Cinéma : " Ma belle-mère, ma coépouse" fait sensation à Niamey

Vendredi 15 Mars 2019 - 12:06

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Tourné à Agadez, au nord du Niger, et sorti en 2018, le film a fait l’objet d’une cérémonie de première projection, le 2 février dernier, au Palais des congrès de la capitale nigérienne, devant plusieurs personnes qui ont fait le déplacement pour l'apprécier.

Le film de fiction porte sur la vie d’un jeune couple, Raicha, une femme touarègue de 25 ans mariée à Hamada, un instituteur d’une autre ethnie. La vie paisible que mène ce couple sera mise à rude épreuve par Agaisha, la mère de Hamada, qui, obnubilée par ses préjugés, contraint son fils à mettre fin à la relation avec Raicha.

A cet effet, le couple recourt donc à un simulacre de divorce avec la complicité malicieuse d’Anghali, le mari de la mère de Hamada. Le scénario comporte un arrangement qui fait de Raicha la seconde épouse d’Anghali. La vieille femme, confrontée au casse-tête de la vie polygame avec son ex- belle-fille comme coépouse, est un comique hilarant. La belle fille s’amuse à agacer la vieille Agaisha avec ses coquetteries et cette dernière s’efforce de les contrer maladroitement et, à la fin, la mère de Hamada constatera que sa coépouse n’est rien d’autre que l’ex-femme de son fils.  

Emportée par l’émotion, la vieille finit par craquer, suppliant la jeune Raicha de divorcer et de reprendre son mari Hamada, jurant même de veiller à la tranquillité de leur couple. Le conseil qui se dégage de ce film est une leçon à l’intention de ces nombreuses mégères. C’est du moins ce que pense le réalisateur.

Avec "Ma belle-mère, ma coépouse", le réalisateur Moussa Hamadou Djingarey semble opéré un changement de registre dans ses fictions. Comparativement à "Hassia, amour ou châtiment" ou " Le pagne" dans lesquels le réalisateur est sur des sujets qui évoquent surtout la souffrance causée par le mariage précoce et forcé, le viol et leurs conséquences.

Ce dernier film est plutôt amusant, même si on y retrouve des thèmes des films précédents tels que le mariage, la femme, la tradition, la religion. Le réalisateur nigérien met également en lumière la vieille ville d’Agadez, où il filme admirablement cette ville dont certains quartiers sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Une fiction d’environ 1h 25 mn, eMa belle-mère, ma coépouse"  avait été en sélection officielle au Fespaco 2019 dans la catégorie long-métrage.

Cisse Dimi

Légendes et crédits photo : 

L'affiche du film

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