Citoyenneté : un deuxième groupe de candidats formé sur les droits humains

Lundi 5 Mai 2014 - 15:00

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 Le comité des grandes actions citoyennes du Congrès des démocrates pour le progrès social (CDPS) remplit, à travers cette formation, un devoir citoyen vis-à-vis du peuple souverain et de l’État congolais.

La deuxième session de formation en droits humains organisée par le CDPS, au travers de son institut de formation des cadres a vécu. Elle a permis à une centaine de nouveaux récipiendaires et des nombreux candidats d’acquérir, pendant cinq jours, des connaissances qui vont modeler leurs comportements face aux nombreux cas de violation des droits humains observés en RDC. Le CDPS qui fait école en cette matière entend étendre cette action sur l'ensemble du Pays.

À travers ces formations, le comité des grandes actions citoyennes du CDPS veut remplir un devoir citoyen vis-à-vis du peuple souverain et de l’État congolais. Le vœu de cette structure interne du parti est  de voir les bénéficiaires de la formation être prédisposés à une posture personnelle particulière dans les rapports dans la société. « Nous espérons que cette formation permettra d’appréhender en quoi et comment, sur cette terre des hommes, nous, Hommes avec grand H, car êtres humains, convaincus d’être créés par le Maître des temps à son image, pouvons être le moteur de notre heureux ou malheureux destin, de notre propre développement, selon que nous aurons domestiqué ou pas la nature et notre environnement pour l’intérêt général de l’Homme, indépendamment de toutes autres considérations », a dit François Xavier Beltshika, président du comité des grandes actions et du parti.

Mêmes droits et mêmes devoirs

Dans la communication portant sur l’universalité de la nature humaine, il a été démontré que les êtres qui composent l’univers jouissent des mêmes droits et devoirs, indépendamment des différences des conditions sociales, des diversités culturelles, raciales, d’origines ethniques, de genre, de l’aspect physique, etc. Ensuite au chapitre des instruments juridiques internationaux et régionaux, il a été noté que ces instruments garantissent, protègent et promeuvent les droits humains : droits de l’Homme et des peuples. La Constitution de la RDC a également été abordée. À cet effet, il a été relevé que cet outil juridique est l’une des Constitutions les plus avancées de l’Afrique, en matière des droits humains. Le problème réside dans son application et sa mise en pratique.

L’assistance a été édifiée sur leurs droits et devoirs en tant que citoyens congolais. Chacun doit les connaître, les maîtriser, les promouvoir, les protéger et les défendre. L’autre point abordé était consacré aux instruments juridiques internationaux qui priment sur la loi interne des pays qui les ont ratifiés.  « La défense, la promotion, la protection et la vulgarisation des droits humains n’est pas seulement la préoccupation de l’État, malgré le rôle important qui lui revient, mais devrait aussi être celle de tout citoyen face à son rôle dans la société, mais aussi des groupes d’opinion qui luttent pour l’intérêt général », a précisé François-Xavier Beltshika dans son discours de clôture.

Des actions en symbiose

La formation a permis aux participants de comprendre que l’action du citoyen doit s’arrimer à celles d’autres citoyens dans la République – dans une relation de solidarité d’actions et d’objectifs - pour devenir une dynamique dissuasive et/ou d’arrêt des abus des pouvoirs publics et/ou de leurs représentants.  Aussi a-t-on expliqué la défense, la protection, la promotion et la sensibilisation, en la matière relevant des questions des droits de l’Homme et des peuples, englobent l’ensemble des questions qui relèvent de la vie des hommes, des citoyens et du peuple dans tous les secteurs au sein de la République. Une autre intervention a porté sur l’efficacité durable des réponses à entrevoir donc, en la matière des droits de l’Homme et des peuples. Cette efficacité, a t-ont dit, dépendra de la cohérence du système substitutif, en rapport avec l’intérêt général de la RDC.

Le président du CDPS a donné quelques pistes pour stopper la déchéance, améliorer et progresser dans la tendance de la promotion, de la défense et de la protection des droits humains.  Premièrement, il faut ne pas se leurrer de croire en l’avènement d’un homme providentiel disposant d’une baguette magique et qui serait l’homme solution, alors que nous savons qu’il s’agit d’un système cohérent et que nous en connaissons les limites et les faiblesses. En deuxième lieu, il a été indiqué de chercher l’information qu’il faut et accepter à apprendre avec l’esprit d’ouverture et de curiosité pour renforcer ses connaissances et ses capacités en vue de les mettre au service de l’intérêt général.

Partager la connaissance

À ces pistes s’en ajoutent trois autres dont la première relève notamment l’importance de partager l’information et la connaissance acquise avec d’autres citoyens. La deuxième souligne qu’il faut se déterminer, individuellement, avec conviction, et s’engager dans la promotion et la création des actions solidaires pour fédérer les efforts qui suscitent et forgent une dynamique d’opinion capable de stopper les faiblesses, les dérives du système et de l’orienter vers une direction qui prépare le vrai changement du système et facilite la réalisation des objectifs des droits humains et des peuples. Et au delà, avoir un comportement éthique exemplaire. Faute de quoi, on multipliera des embûches qui contrarient les objectifs poursuivis. Enfin la troisième implique les Congolais à savoir que l’ignorance de ses droits, le fait de ne pas les assumer ou de les assumer imparfaitement font du citoyen le complice de son malheur, de sa propre hécatombe.

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Jeannot Kayuba