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Mardi 9 Janvier 2018 - 19:27

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Ce que doivent comprendre, dans le moment présent, les organisations syndicales et autres groupes représentatifs de la société civile c'est qu'en affichant leur modération alors que les difficultés présentes devraient plutôt les inciter à manifester dans la rue, ou ailleurs, ils envoient un signal fort aux institutions qui décideront dans les semaines à venir de l'ampleur de l'aide qu'il convient d'apporter à notre pays pour franchir la passe difficile où il se trouve.

En confirmant l'unité interne de la nation et, surtout, la volonté de chacun d'entre nous de participer, à la place qui est la sienne, au redressement qui se dessine ils renforcent, en effet, la conviction des bailleurs de fonds que le Congo a bien la volonté de résoudre les problèmes auxquels il se trouve confronté.

Pour bien comprendre l'importance de l'enjeu, il convient d'avoir présent à l'esprit que la puissante machine mise en place par les autorités congolaises pour négocier un accord de longue durée  avec  le  Fonds  monétaire  international - machine qui sera présentée officiellement dans les prochaines heures à Brazzaville - apporte la preuve que notre pays a pris la juste mesure du défi qu'il lui faut relever et s'emploie, dès à présent, à trouver des solutions concrètes au  problème du surendettement national. Si, de surcroit, il apporte la preuve que la crise présente, loin de saper l'unité nationale, resserre les rangs de la société civile autour de l'Etat, l'issue positive du débat qui s'engage ne fait aucun doute.

Il revient donc aux autorités de la République de tenir informés jour par jour, presque heure par heure, les représentants légitimes de cette même société civile de l'avancée des discussions qui vont s'engager au niveau international, mais aussi de les inciter à réfléchir dès à présent aux avancées sociales qui pourraient résulter de l'accord financier à venir. Pour dire les choses  de façon encore plus claire, la négociation qui s'engage sur le règlement de la dette nationale et la réforme de la gouvernance publique offre une magnifique occasion de lancer chez nous une réflexion globale sur la protection sociale.

Faire en sorte que la société civile soit moins individualiste, plus unie, plus solidaire, plus fraternelle en quelque sorte, n'est pas un rêve mais une réalité bien concrète.  

 

     

Les Dépêches de Brazzaville

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