Opinion

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Conclusion

Jeudi 31 Mai 2018 - 21:13

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Cette conclusion, provisoire bien sûr, est écrite alors que vient de prendre fin à Paris la série d'entretiens consacrés à la crise qui dévaste la Libye. Elle tient en une phrase : si, dans les mois à venir, les frères ennemis de ce pays ne se réconcilient pas, l'on peut être certain que l'implosion de cet immense espace provoquera une crise dont personne ne mesure l'ampleur exacte, qui déstabilisera durablement tout le nord de l'Afrique et l'ensemble de la Méditerranée.

Ayant débouché sur un accord de principe concernant la tenue d'élections générales à bref délai, la Conférence organisée par le président Emmanuel Macron constitue indiscutablement une avancée sur la voie de la paix. Mais il faudra plus, bien plus que le dépôt par les citoyens libyens de leurs bulletins dans l'urne sous l'oeil vigilant de la communauté internationale pour que le pays retrouve enfin son unité. Et seul un pouvoir fort, structuré, crédible y parviendra.

Dans le même temps, par conséquent, où les leaders politiques qui se sont accordés à Paris s'emploient à lancer le processus qui permettra aux citoyens de choisir librement leurs gouvernants, il importe au plus haut point de poursuivre la démarche engagée par le Comité de haut niveau de l'Union africaine sur la Libye visant à réunir les chefs de tribus et de cités. La conférence qui s'est tenue chez nous, à Kintélé, il y a six mois sous la présidence de Denis Sassou  N'Guesso, en a apporté la preuve indiscutable.

Pour dire les choses de façon encore plus directe, il convient d'ajouter à ce qui précède que si la France veut aller jusqu'au bout de la logique énoncée, à juste raison, par sa plus haute autorité, elle doit soutenir ce processus et faire en sorte que ses partenaires européens agissent de même. C'est ainsi et pas autrement qu'elle corrigera l'erreur dramatique commise par Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci, épaulé par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, fit abattre le Guide Mouammar Kadhafi sans écouter les mises en garde qui lui étaient adressées par les dirigeants africains.

Rien, convenons-en,  n'est plus important aujourd'hui que de mener jusqu'à son terme la réconciliation des frères ennemis libyens.
 

Les Dépêches de Brazzaville

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