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Conflits

Mercredi 5 Juillet 2017 - 17:15

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Alors que la tension ne cesse de grandir au Proche et au Moyen-Orient avec l’affrontement larvé qui dresse l’un contre l’autre l’Iran et l’Arabie Saoudite, les menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’Asie et que symbolise le dernier tir de missile nord-coréen en Mer du Japon laissent craindre des dérapages militaires dont le pire pourrait sortir un jour prochain. C’est en tout cas ce que disent et écrivent nombre d’experts internationaux qui observent avec une attention soutenue les crises en cours dans ces deux parties du monde.

Une telle évolution de l’humanité est d’autant plus surprenante que la mondialisation qui marque notre époque était perçue jusqu’à présent sur les cinq continents comme un gage de paix, d’entente entre les peuples dont les effets bénéfiques se feraient très vite sentir. Elle prouve, hélas !, que le progrès technique, l’ouverture des frontières, l’élévation des niveaux de vie, le développement des échanges  ne modifient en rien la tendance naturelle de l’homme à se dresser contre lui-même pour des raisons qui défient l’entendement.

Croire dans un semblable contexte que les grandes puissances parviendront à s’entendre pour prévenir les conflits présents ou à venir relève de l’utopie pure et simple. Pas plus qu’à la veille de la première et de la deuxième guerre mondiale que provoqua le heurt fratricide des Européens, elles ne sont capables d’anticiper les dérives et donc de préserver la paix. D’où cette idée aussi simple que révolutionnaire selon laquelle seule l’émergence des nations de ce que l’on appelait jadis le Tiers-Monde au sein de la gouvernance mondiale permettra de conjurer le mal qui nous guette.

Pour dire les choses de façon plus simple et plus pratique le temps est révolu où le Conseil de sécurité des Nations unies garantissait aux hommes qu’ils vivraient en paix quelles que soient les tensions existant ici ou là. Il suffit pour s’en convaincre, de voir comment les membres permanents de ce même Conseil s’affrontent de plus en plus ouvertement dans cette enceinte sous le regard consterné des membres non permanents.

Réformer la gouvernance mondiale en donnant une juste place en son sein à l’Afrique et à l’Amérique Latine devient donc une priorité absolue.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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