Congo/Algérie : Mohamed Benatou souligne la solidité des relations entre les deux pays

Jeudi 15 Novembre 2018 - 15:38

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L’ambassadeur d’Algérie s’exprimait, le 14 novembre, au cours d’une cérémonie commémorant le 64e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale.

Dans son discours prononcé devant un parterre d’invités, le diplomate algérien en poste au Congo, Mohamed Benatou, a tout d’abord rappelé le bon état des liens d’amitié et de coopération qui existent entre son pays et le Congo.

« L’Algérie et la République du Congo sont liées par un faisceau de liens historiques, politiques et humains qui trouve ses fondements dans la conviction partagée de la pérennité des principes humains de liberté, de dignité, étayée par leur soutien en faveur des peuples épris de justice et d’émancipation », a-t-il assuré.

Les relations entre les deux pays, a-t-il ajouté, « sont fondées sur le respect mutuel, la concertation permanente et la solidarité fraternelle. Ces relations sont ainsi voulues, de part et d’autre, pour ne pas obéir ni être déterminées par des calculs d’intérêt passagers ou des considérations de circonstance ».

Dans le domaine de la formation, le diplomate algérien a rappelé que près de trois cents étudiants et cadres congolais poursuivent leurs études supérieures dans des établissements spécialisés algériens. En Afrique, l’Algérie marque également son empreinte chaque année en offrant des bourses d’études à près de trois mille Africains dont les Congolais.

 « Nous poursuivons cet effort pour accompagner ces pays à former leurs futurs cadres dans des universités algériennes », a-t-il fait savoir, soulignant que ces étudiants bénéficient des mêmes avantages que leurs collègues algériens en termes de gratuité de la formation, de l’hébergement, de la restauration avec une bourse financière à égalité.

Sur la situation qui prévalait dans le département du Pool, l’ambassadeur a saisi cette opportunité pour exprimer ses félicitations au peuple congolais et au gouvernement « d’avoir opté pour une cessation des hostilités à travers le dialogue, la sagesse et la réconciliation » et souhaité que « cette option puisse être menée à son terme ».

Les acquis de la révolution Algérienne…

Pour l’ambassadeur, le déclenchement de la glorieuse révolution algérienne a été l’ultime option pour le recouvrement de la liberté et de l’indépendance de l’Algérie. En effet,  plusieurs étapes, faits et événements historiques étayés de tragédies, a-t-il dit, ont forgé la conviction du peuple algérien de prendre les armes.

« Le 8 mai 1945 en a été l’un des faits majeurs car, au moment où l’on célébrait la victoire des alliés contre le nazisme, le colonialisme français avait massacré lors d’une manifestation pacifique revendiquant l’indépendance de l’Algérie, quarante-cinq mille personnes à Guelma, Kherrata et dans d’autres villes d’Algérie », a-t-il rappelé.

Une fois l’indépendance acquise, le diplomate algérien a indiqué qu’un vaste processus de construction et de développement national a été enclenché, « en partant de quasiment rien, avec un peuple déplacé, analphabète dans sa majorité, démuni d’infrastructures et spolié de ses richesses naturelles et de ses terres ».

« C’est en cela qu’il convient de mesurer l’ampleur des réalisations de l’Algérie contemporaine qui a pu se relever de rien et se bâtir une économie et un modèle de société solidaire, juste et équitable dans le respect des principes de la déclaration du 1er novembre 1954 », s’est félicité Mohamed Benatou.

Dans cette optique, il a annoncé que plus de 20% du budget de l’Etat au titre de l’année 2019 est dédié aux transferts sociaux au profit des ménages, des retraités et des personnes à faible revenu. Il a, en outre, salué les réformes introduites par le gouvernement algérien pour améliorer le service public et rapprocher davantage l’administration du citoyen.

« L’Algérie continue d’avancer vers la modernisation et la diversification de son économie, tout en offrant à son peuple les conditions d’une vie digne dans la paix et la sérénité : tel est le défi algérien », a martelé le diplomate.

Cette année, la commémoration du 1er novembre 1954 est intervenue, a-t-il annoncé, à quelques semaines du treizième anniversaire de l’adoption de la charte pour la paix et la réconciliation nationale.

Yvette Reine Nzaba

Légendes et crédits photo : 

- Mohamed Benatou délivrant son message - Une vue des invités / Adiac

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