Opinion

  • Éditorial

Conscientisation

Mardi 13 Décembre 2016 - 19:03

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Les incidents qui se produisent depuis la rentrée scolaire dans différentes écoles à Brazzaville et ailleurs sont là pour démontrer que dans les programmes d’enseignement primaire, secondaire et technique doit figurer désormais en bonne place la non-violence. Si ce n’est pas le cas, en effet, nous verrons très vite se créer de véritables zones de non-droit là où se forment les nouvelles générations. Et la société congolaise toute entière se trouvera alors confrontée à un problème social qui la dépassera.

Les actions ici dénoncées ne sont pour l’instant que de regrettables exceptions et ne sauraient être érigées en symboles d’une dérive nationale. Il faut donc se garder d’y voir un mal qui gangrène le peuple congolais. Mais, chacun le sait, mieux vaut prévenir que guérir et c’est pourquoi aucun dérapage ne doit être toléré dans les écoles, les lycées, les établissements d’enseignement technique.

Ayant vécu, dans un temps qui n’est pas si lointain, les dérives de toute nature que génère  l’usage de la violence dans le but d’imposer la loi du plus fort aux plus faibles nous ne devons plus tolérer aujourd’hui la moindre atteinte aux libertés que nous avons si chèrement acquises. Surtout de la part de jeunes qui ne connaissent rien ou presque de la vie et qui croient malgré tout pouvoir agir comme bon leur semble afin d’assouvir leurs mauvais instincts.

Il doit être clair pour tout le monde  que l’éducation civique ne peut être perçue comme une option parmi d’autres dans la formation des hommes, mais figure par définition au cœur de l’enseignement dispensé aux nouvelles générations.  Une éducation civique adaptée aux différents âges et aux différentes classes dont les axes principaux sont le respect de la liberté d’autrui, le non recours à la violence pour imposer sa volonté aux plus faibles, la recherche du consensus sur lequel repose la liberté de chacun.

Si toutes les écoles, tous les collèges, tous les lycées, tous les établissements d’enseignement inscrivent ces principes en bonne place dans leurs programmes, l’on peut être certain que la société congolaise sera demain plus équitable, plus juste, moins encline à la violence que celle où nous vivons présentement.

 

Les Dépêches de Brazzaville

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Éditorial : les derniers articles
▶ 23/3/2017 | Préparation
▶ 22/3/2017 | Convergence
▶ 22/3/2017 | Pavillon Afrique
▶ 20/3/2017 | Education
▶ 18/3/2017 | Influence
▶ 16/3/2017 | Progrès
▶ 15/3/2017 | Signal
▶ 14/3/2017 | Inquiétude
▶ 13/3/2017 | N’Gol’Odoua
▶ 11/3/2017 | L’après Ouesso