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Conseil d'ami

Lundi 15 Juillet 2019 - 15:48

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L’accord que le Congo et le Fonds monétaire international ont conclu, il y a quelques jours, à Washington, a délié les langues comme il fallait s’y attendre. Dimanche, à l’occasion de la célébration du 14 juillet à la Case de Gaulle, la France a donné de la voix par l’entremise de Bertrand Cochery, son ambassadeur en poste à Brazzaville depuis trois ans.

Comme chacun de ceux qui ont salué ce dénouement intervenu après de longues années de négociations, le diplomate français a accolé à sa satisfaction un certain nombre d’exigences qui, à ses yeux, pourraient aider le Congo, pays ami de la France, à mieux se porter. Son conseil a porté sur trois axes complémentaires que peuvent résumer les mots investissement, réforme et assainissement.

À travers l’investissement est entendu l’appel lancé au gouvernement congolais de se pencher sur le social de sa population. Ce dossier toujours sensible du portemonnaie de ceux qui travaillent et attendent que l’employeur leur verse ce qui leur est dû, le salaire ; ceux qui, après avoir rendu de loyaux services à la République et fait valoir leurs droits à la retraite vivent de leur pension ; ceux, enfin, qui se forment dans les universités et instituts pour préparer la relève et qui bénéficient de la bourse.

Quant au mot réforme, il renvoie à la mise en œuvre de correctifs profonds, d’innovations nécessaires dans la manière de gérer le quotidien de la grande administration publique gangrénée par des nombreux dysfonctionnements. En amont comme en aval, l’initiative des mesures courageuses incombe au gouvernement et aux assemblées parlementaires dont dépend en grande partie le succès du respect des engagements publics.

Enfin, l’assainissement est celui du milieu des affaires, censé porter le témoignage que le pays est propice à absorber l’investissement local et étranger. En raison de la profonde crise en cours depuis cinq années, nombreuses sont les entreprises dont l’encours de la dette auprès de l’Etat s’est alourdi. Examiner la façon de régler certaines factures partagerait le sourire à tous, a rappelé le diplomate français qui ne pensait pas moins aux sociétés de l’hexagone implantées ici. En gros, il a insisté sur le fait qu’au moment de quitter son poste après un séjour de travail de trois ans, il s’exprimait en ami du Congo.

Les Dépêches de Brazzaville

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