Conservation de la nature : débat sur les gorilles de plaine à Brazzaville

Jeudi 14 Mai 2015 - 19:15

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Au centre de ce débat organisé le 13 mai à l'Institut français du Congo : une étude menée au niveau du Parc national d’Odzala-Kokoua, dans la clairière de Lokoué à Maya nord. Les travaux ont concerné le suivi bioécologique (biodiversité, génétique et comportement) d’un groupe de gorilles face à l’épidémie du virus Ebola, aussi.

Les organisateurs ont voulu mettre à la disposition des décideurs scientifiques et publics des informations sur les populations à préserver, notamment les gorilles de plaine. Ils ont identifié les menaces sur la biodiversité et leurs impacts sur le fonctionnement des écosystèmes. À travers cette collaboration entre l’université française et le Centre national de la recherche scientifique en France, les animatrices venant des deux institutions ont expliqué le fonctionnement de cette population (gorille) à travers un recensement et un dénombrement systématiques. Elles ont aussi démontré comment la population de ces mammifères a été reconstituée après le passage d’Ebola qui en a tué plus de 95%.

Des informations utiles pour le Congo qui désire mettre en valeur l’écotourisme en tant que  6ième destination mondiale du tourisme en 2015. À Odzala Kokoua, il est exercé le tourisme de luxe alors que le Congo entrevoit celui de masse. En effet, le Parc national d’Odzala-Kokoua géré par l’organisation non gouvernementale African Parks abrite une richesse variée de la faune et de la flore. À la suite de cette recherche de terrain, les scientifiques prétendent que le site présente un contexte favorable au développement de l’écotourisme de vision. Cependant, certaines maladies non prévisibles peuvent fragiliser la viabilité des populations.

« Nous prenons cela comme une information pour être aguerris afin de canaliser les actions que nous devons entreprendre dans le cadre du développement de  l’écotourisme. Car, si nous n’avons pas la maîtrise de tout ce qui se déroule dans la zone, il nous serait difficile d’orienter les actions pour le développement de l’écotourisme dans le marketing que nous allons faire dans la zone », a déclaré un cadre du ministère congolais de l’Économie forestière et du développement durable.

En sus, une conservation optimale nécessite connaissance et compréhension de la dynamique des systèmes faune-habitat. La conservation concerne l’ensemble de la biodiversité du parc. C'est ainsi que les chercheurs ont recommandé qu’il soit accéléré des activités de monitoring et de lutte anti-braconnage par les gestionnaires.

Cette conférence a été organisée conjointement par l’ONG African parks et les chercheurs du CNRS et université de Rennes. Au-delà des exposés des experts, le public a eu droit à une exposition photographique sur les gorilles du Parc national d’Odzala-Kokoua présentée par l’ambassade de France.

Nancy France Loutoumba

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