Consultations politiques : Moe Makosso IV et Alphonse Mouissou Pouati reçus par le président de la République

Mardi 2 Juin 2015 - 20:53

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Le président de la République Denis Sassou N’Guesso a poursuivi le 02 juin à Brazzaville,  la série  des  consultations politiques débutées le 20 mai dernier,  en s’entretenant avec neuf délégations parmi lesquelles, celle du royaume de  Loango conduite par Sa Majesté le roi Moe Makosso IV et celle de l’ancien président de l’Assemblée nationale Alphonse Mouissou-Pouati.

 

C’est Sa Majesté le roi de Loango, Moe Makosso IV qui a ouvert la série des entretiens en abordant d’entrée de jeu, la question du changement ou non  de la constitution du 20 janvier 2002. « Le roi a  dit au président de la République qu’il détient un pouvoir moral qui s’exécute au mbongui. Aujourd’hui, il y a ceux qui disent oui et d’autres non au changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Qu’est- ce qu’il faut faire ? Autant mieux  aller au mbongui. C’est là où nous allons trouver la solution et nous avons dit au président de la République d’être courageux parce qu’il a les destinées de ce pays », a déclaré  le porte-parole du roi Florent Tchibouanga.

Pour le  roi de Loango, en  dépit de tout ce qui se raconte, le chef de l’Etat doit accepter la proposition du mbongui pour que le moment venu la solution à cette question soit trouvée. En outre, a-t-il ajouté,  au lieu de parler du changement de la Constitution, le roi a plutôt  suggéré   la révision parce que, selon lui,  tout n’est pas mauvais dans l’actuelle loi fondamentale.

           Alphonse Mouissou-Pouati appelle lui aussi au dialogue

Ancien président de l’Assemblée nationale populaire de 1974 à 1977, Alphonse Mouissou-Pouati, a déclaré au sortir de ces consultations que « nous venons modestement d’indiquer au président de la République quelques pistes pour régler le problème qui se pose aujourd’hui à la lueur de l’expérience et de la sagesse que les dirigeants ont eues dans le passé lorsque le pays se trouvait confronter au même problème.

La Confédération syndicale congolaise est également favorable au dialogue national inclusif.

La CSC a dit oui au dialogue national inclusif parce que « nos syndicats ont toujours défendu la paix d’abord en milieu du travail et dans l’ensemble du pays », a déclaré le secrétaire général de cette structure syndicale, Daniel Mongo, avant d’ajouter, « nous avons aussi fait état au président de la République de ce que  nous acceptons le dialogue. Les partis politiques et les autres associations ne doivent pas  se présenter au dialogue avec des préalables. Il faut d’abord y aller et c’est là-bas que nous allons résoudre les problèmes de ce pays ».

La dynamique pour la paix du Niari, quant à elle, a invité le chef de l’Etat à changer la Constitution. « Nous sommes venus clairement dire au président de la République, que nous sommes pour le changement de la Constitution afin d’aller à une nouvelle République », a déclaré Golo Gampene, un des responsables de cette dynamique.

 Quant au  Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS), celui-ci a  réitéré  sa position contre le changement de la constitution tout en prônant  le dialogue national, a fait savoir son secrétaire général, Julien Makoundi Tchibinda, au sortir de l’audience avec le chef de l’Etat.

La Dynamique pour le Développement du Congo a, par la voix de son président Armand Mpourou, exprimé son refus au changement de la Constitution tout en proposant au chef de l’Etat l’idée des discussions libres. A la question de savoir si son parti n’a pas désobéi à la discipline du Frocad, plateforme de l’opposition à laquelle ce parti appartient, ce dernier a fait savoir que sa formation politique est libre.

Le Conseil islamique du Congo a pour sa part fait savoir qu’en tant que confession religieuse, il ne peut pas aborder la question du changement ou non de la Constitution du 20 janvier 2002. Il est cependant pour le dialogue national.

Le collectif des associations des étudiants de l’université Marien- Ngouabi a d’abord salué les efforts du président de la République pour  l’amélioration des conditions d’études des étudiants avec notamment la construction des infrastructures universitaires. Il s’est enfin dit favorable à la tenue du dialogue.

 

Roger Ngombé et jean Jacques Koubemba

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