Contre les antivaleurs : la société civile réclame des actes

Mardi 8 Janvier 2019 - 15:30

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

Dans son discours prononcé au cours de l’échange de vœux, le 8 janvier à Brazzaville, avec les forces vives de la nation, le président de la République a interpellé les organisations de la société civile à œuvrer, aux côtés des pouvoirs publics, pour la relance de l’économie congolaise affaiblie par la crise financière.

Le chef de l'Etat a appelé les organisations de la société civile à davantage de concertations pour des propositions pertinentes en mesure d’impulser la prise en charge et la résolution des préoccupations auxquelles le Congo se trouve confronté. Les acteurs de la société civile, a-t-il exhorté, doivent se joindre aux efforts de conscientisation et de réarmement moral des Congolais, notamment des jeunes et des femmes, en cette étape délicate de la marche du pays vers le développement.

Denis Sassou N’Guesso a invité les organisations professionnelles, les partis politiques, les groupements d’intérêt économique ou socio-culturel à se mobiliser pour lutter contre les antivaleurs de toute nature, y compris les formes nouvelles de violence constatées dans les périphéries des grandes agglomérations du pays.

En outre, le président de la République s’est engagé à soutenir les actions de la société civile visant la paix, la sécurité, le progrès et le bien-être de la population.  Il a salué les initiatives prises par les forces vives de la nation chaque fois que l’unité et la cohésion nationales sont mises à l’épreuve.

Dans le même ordre d’idées, Denis Sassou N’Guesso s’est félicité du retour de la paix et de la sécurité dans le Pool grâce au dialogue. Ainsi, il a appelé les forces vives à redoubler d’imagination afin que les épisodes de violence ne deviennent ni cycliques ni récurrents, comme une maladie au long cours, dans cette partie du pays.

Le chef de l’Etat a rappelé que l’action des forces vives au Congo se fonde sur le désengagement et la neutralité des pouvoirs publics. A l’évidence, a-t-il poursuivi, il est difficile de discriminer ces deux entités.  Elles doivent toujours, a-t-il renchéri, être distinguées pour œuvrer à la consolidation de la société civile dans ses attributions de veille et de médiation.

« Des synergies restent nécessaires entre les segments variés de complémentarité, notamment les citoyens, les associations et les organisations non-étatiques », a-t-il déclaré.

 A son tour, le  secrétaire permanent du Conseil consultatif de la société civile et des ONG, Céphas Germain Ewangui, a assuré le chef de l’Etat de l'adhésion des forces vives de la nation à la lutte sans merci contre les auteurs des crimes économiques tels qu’il le révèle dans plusieurs de ses adresses à la nation.

 « Après tant d’avertissements, de rappels à l’ordre, de pédagogie, votre adresse du 29 décembre dernier, devant le parlement réuni en Congrès, annonçait un changement de cap » dans la lutte contre les antivaleurs, a estimé le secrétaire permanent du Conseil consultatif de la société civile et des ONG. 

Ainsi a-t-il insisté, les forces vives de la nation exhortent toutes les institutions et les hauts cadres de l’Etat à ne ménager aucun effort dans la stricte application des orientations présidentielles en vue d’améliorer la gouvernance, de remettre l’ordre, la discipline et d’assainir les mœurs publiques.

Par ailleurs, les forces vives ont interpellé l’ensemble de la classe politique et les compatriotes de la diaspora à un sursaut de patriotisme, en donnant en tout temps et en tout lieu, la preuve pour chacun d’être animé par l’amour du pays et la préservation du patrimoine commun.

 

 

 

Roger Ngombé

Légendes et crédits photo : 

1-Le couple présidentiel 2-Une vue d'ensemble des forces vives de la nation

Notification: 

Non