Coopération : la Chine et l'Afrique se retrouvent à Beijing

Samedi 1 Septembre 2018 - 17:02

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Les assises entre les deux parties, les 3 et 4 septembre, dans la capitale chinoise, constituent pour la République démocratique du Congo (RDC) une chance de s’engager davantage pour un développement inclusif et sobre en carbone, selon le directeur national de WWF-RDC, Juan Seve.

Dans un communiqué, le 31 août, le Fonds mondial pour la nature (WWF)-RDC a rappelé que le Congo est engagé à poursuivre le développement économique tout en préservant ses richesses naturelles et en assurant une prospérité partagée pour ses citoyens. Ces engagements, a noté l’ONG internationale, sont énoncés dans l’agenda 2063 de l’Union africaine et les Objectifs de développement durables (ODD) des Nations unies. Le Forum sur la coopération ino-africaine (FSCA) devrait ainsi, a souhaité cette organisation, fournir un soutien financier significatif pour la mise en œuvre réussie des ODD et de l’agenda 2063 ainsi que de ses plans décennaux. Pour le directeur national de WWF-RDC, Juan Seve, « le sommet FSCA à Pékin offre une chance à la RDC de s’engager davantage pour un développement inclusif et sobre en carbone ».

Garder un environnement naturel sain

Pour le WWF-RDC, en effet, face à l’évolution de l’économie mondiale avec la croissance des investissements et des échanges commerciaux qui ont amélioré de manière significative les conditions de vie de centaines de millions de personnes, le développement spectaculaire de la Chine reste, à cet égard, un témoignage éloquent. Le monde doit, cependant, se rappeler que les générations futures ont également le droit de jouir d’un environnement naturel sain. Aussi, a souligné l’organisation, il est important de veiller à ce que les projets du FSCA soient et restent alignés sur les résolutions importantes prises dans les récentes années en rapport avec le développement durable, notamment les agendas 2030 de Nations Unies sur les ODD et 2063 de l’Union africaine sur l’avenir de l’Afrique. « La prise en compte des normes de durabilité environnementale et sociale dans les plans de développement économique sera la garantie que la riche biodiversité du continent continuera à remplir un rôle majeur pour les moyens de vie des communautés locales, mais qu’elle constituera, car correctement préservée, le socle d’un développement associant de manière harmonieuse les besoins humains et ceux de la nature », a soutenu le WWF. L'ONG appelle la RDC à prendre une part plus efficiente à ce forum et bien évidemment, à tirer avantage des ressources exceptionnelles mises à la disposition de l’Afrique par la Chine en vue de réaliser de grands projets d’infrastructures.

Le WWF se réjouit de la participation des représentants du gouvernement congolais à l’atelier régional qu’il a organisé à Nairobi, du 19 au 20 juin dernier, à l’intention des gouvernements africains en préparation du sommet de Beijing. Il a, en effet, noté que cet atelier, dont l’objectif principal était de sensibiliser et renforcer les capacités des officiels des gouvernements africains ainsi que les membres de la société civile, avait abouti à la formulation des principales recommandations visant une prise en compte de la dimension du développement durable dans les négociations FCSA 2018. Par ces recommandations, l’organisation a épinglé la promotion des infrastructures vertes en améliorant la conception et la planification des infrastructures, qui favorisent l’utilisation de critères sociaux et environnementaux ; le renforcement de la législation et son application en vue d’empêcher le commerce de bois produit illégalement ; le développement et le lancement de systèmes de traçabilité pour le commerce des ressources naturelles ainsi que la reconnaissance de la criminalité liée aux espèces sauvages comme une question transversale avec de multiples implications...

Il est noté que depuis sa création en 2000, le FCSA a connu six réunions ministérielles et c’est pour la troisième fois qu’une telle réunion est élevée au rang de sommet après le tout dernier, qui s’est tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud, en 2015. Le portefeuille de projets de développement ayant conduit à une croissance significative de l’investissement et du commerce entre la Chine et l’Afrique est un témoignage parmi tant d’autres de la bonne santé des relations entre les deux parties. Le WWF souhaite ainsi voir ces relations se renforcer et évoluer davantage dans la direction d’une coopération mutuellement bénéfique à ces deux parties.

Lucien Dianzenza

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