COP21: 150 chefs d'Etat et de gouvernement au chevet de la planète

Lundi 30 Novembre 2015 - 19:45

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La vingt-unième conférence sur les changements climatiques (COP 21) s’est ouverte ce 30 novembre 2015, au parc d'expositions du Bourget en banlieue nord de Paris, en présence de 150 chefs d'Etat et de gouvernement, parmi lesquels le chef de l'Etat congolais Denis Sassou N'Guesso. On y a remarqué aussi des milliers de délégués et spécialistes de l’environnement. Une minute de silence a été observée, au début de la cérémonie en hommage aux victimes des attentats qui ont frappé Paris et sa proche banlieue, vendredi 13 novembre.

Le coup d'envoi de la COP21 a été officiellement donné à 11h, avec la désignation de Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, comme nouveau président de la conférence des Nations unies sur le climat. Dès l'ouverture des travaux, les chefs d'Etat et de gouvernement ont écouté, tour à tour, le président français François Hollande qui d'entrée de jeu, a rappelé que cette conférence de l'ONU sur le changement climatique était porteuse d'« un immense espoir que nous n'avons pas le droit de décevoir. Il s'agit de décider ici à Paris de l'avenir même de la planète », avant de convier à un accord "ambitieux, universel et contraignant".
Ban Ki-moon qui lui a succédé à la tribune s'est adressé un court instant en anglais et en français à l'assemblée et a exhorté les dirigeants du monde à la recherche de solutions pour le règlement de la question du climat. « Vous avez la responsabilité morale et politique vis-à-vis du monde entier et des générations futures », a déclaré le secrétaire général des Nations unies.
Ouvrant les travaux de la conférence, Laurent Fabius a quant à lui souhaité que cette 21e conférence climatique de l'ONU accouche d'un accord mondial historique, pour limiter notamment à 2°C la hausse des températures, faute de quoi les spécialistes annoncent de graves difficultés pour la planète. Et déclare notamment que « le succès n'était pas encore acquis, mais à notre portée ». Il n'y a pas de plan B, car il n'y a pas de planète, à-il conclu.

Le Congo exemplaire en termes de déforestation
Prenant la parole à son tour, le chef de l'Etat congolais a tenu un discours qui s'est voulu plutôt pédagogique, en mettant les dirigeants du monde devant leur responsabilité: "La terre, notre merveilleuse demeure, est en péril croissant. En grande partie par notre faute. Les activités humaines, l’emprise outrancière de l’homme sur la nature ont engendré de profondes transformations de l’environnement, intensifiant, chaque jour, les changements climatiques". Ensuite, le président Denis Sassou N'Guesso a souligné les efforts accomplis par son pays pour la préservation de l'environnement.  "Dans la mise en œuvre des programmes d’aménagement et de conservation des forêts, le Congo détient l’un des taux de déforestation les plus faibles au monde, soit 0,08%. Ce qui correspond à 17.000 hectares par an". Prenant la défense des pays en développement, le chef de l'Etat congolais demande aux pays pollueurs de " tenir leurs engagements au titre de la Convention. Le fonds d’adaptation doit être renforcé pour prendre en charge les pertes et dommages subis par les pays en développement".
Reconnaissant tout de même la difficulté de parvenir facilement à l'objectif visé par la conférence Paris, Denis Sassou N'Guesso exhorte ses homologues au dépassement et à la responsabilité : " les intérêts en jeu sont des plus divergents. Les points d’achoppement et les écueils sont notoires. Les négociations, de ce point de vue, seront ardues, sans aucun doute. Mais aucune difficulté ne pourra vaincre notre volonté commune, si tant est que nous décidons, unanimement, de l’élever au niveau de l’enjeu. Ce fabuleux enjeu qu’est le risque de voir l’homme et son environnement disparaître de la Terre si nous n’agissons pas rapidement".
Pour conclure, il invite les décideurs à vaincre "la perspective funeste qu’il nous faut conjurer  devant l’histoire. Ici et, nous l’espérons, maintenant".
 

Valentin Oko

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