Cybercriminalité : la RDC s’arme pour lutter contre le fléau

Mercredi 19 Septembre 2018 - 17:28

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Le pays se propose la création d’un centre national qui sera constitué d’équipes d’intervention en cas d’incident informatique.

L'option prise fait partie des résolutions de la rencontre d’experts qui se tient depuis le 18 septembre, à Kinshasa, avec comme objectif principal l’évaluation de la disponibilité de la République démocratique du Congo (RDC) à mettre en place une équipe de lutte contre la cybercriminalité (CERT/RDC). Ces travaux se tiennent dans le cadre la résolution 58 de l’Union internationale des télécommunications  issue de l’Assemblée mondiale de la normalisation des télécommunications, tenue en novembre 2012 à Dubaï. Elle avait recommandé et encouragé la création d’équipes nationales d’intervention en cas d’incident informatique.

A l’ouverture de ces assises, le ministre des Postes, téléphones, nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT-NTIC), Emery Okundji, a soutenu la création de ce centre national dont la mission sera de lutter contre la cybercriminalité dans le pays. Il a également assuré qu’un projet de décret portant création de cette structure, à l’initiative de son ministère, a été soumis aux commissions en vue de son examen et adoption en conseil des ministres.

Ce centre dont les stratégies, le fonctionnement et la mise en œuvre effective font déjà l’objet de deux projets de loi en discussion au parlement, devra également fournir une réponse à toutes les menaces que représente la cybercriminalité, selon le ministre.

Les dispositions du premier projet de loi relatif aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication en discussion au parlement, a précisé Emery Okundji, visent la protection des réseaux des télécommunications, information et communication et des données ainsi que la vie privée des utilisateurs en cas d’attaque. Elles prévoient, en outre, des sanctions contre les auteurs de ce délit, en plus de la définition claire de la cybercriminalité. D'autres dispositions, a-t-il indiqué, portent sur les échanges et le commerce électronique.

Le ministre de PT-NTIC a, à cet effet, promis le montage de la stratégie nationale ainsi que de la feuille de route pour la mise en œuvre effective et le fonctionnement réel de ce centre. Pour Emery Okundji, d’ici peu, la RDC va ratifier la convention de l’Union africaine sur la cybercriminalité dite « Convention de Malabo ». Aussi a-t-il estimé que les éléments des discussions issus de cet atelier prévu jusqu’au 22 septembre aideront le gouvernement congolais à prendre toutes les dispositions pour la matérialisation du projet CERT/RDC.

La cybercriminalité se définit, de manière large, comme l’ensemble d’infractions commises au moyen d’ordinateurs ou visant ces derniers. C’est aussi l’ensemble d’infractions commises contre ou par un système informatique effectué à travers un réseau de télécommunications. D'une manière plus simple, la cybercriminalité est conçue comme l’acte d'intrusion visant le vol, le contrôle ou la destruction de systèmes ou de bases de données informatiques. Il peut s'agir de méthodes consistant à forcer l'accès à un ordinateur distant, à modifier les données et les fichiers ou à implanter des programmes malveillants au sein des serveurs.

 

Lucien Dianzenza

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