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Démocratie

Lundi 12 Mars 2018 - 8:05

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La partie de bras de fer qui a opposé, la semaine dernière, l’Upads au petit groupe d’hommes politiques regroupés dans un  « collectif » qui prétend incarner l’opposition a ceci d’intéressant qu’elle confirme le bien-fondé de la réforme institutionnelle ayant abouti, il y a deux ans, à l’avènement de la Nouvelle République.

Alors en effet qu’il suffisait jusqu’à présent, pour exister sur le plan politique, de rassembler autour de soi quelques citoyens et citoyennes, de créer une association ou un parti sans base populaire, de réunir les fonds nécessaires pour financer quelques meetings ici et là, de faire relayer propos et discours par les grands médias – surtout étrangers – il faut désormais asseoir sa présence, son existence dans le champ politique sur l’électorat, autrement dit sur la société civile.  Ainsi, en effet, le veut, l’exige même la Constitution qui régit aujourd’hui notre pays et qui, très logiquement, confère un statut officiel à la formation politique la plus représentative, c’est-à-dire celle qui a recueilli le plus de votes et donc obtenu le plus de sièges au sein des assemblées parlementaires.

Il est donc révolu le temps où n’importe quelle personnalité pouvait, chez nous, se présenter comme un homme ou une femme politique crédible alors même qu’il ne représentait que sa propre personne ou presque. Désormais, pour être reconnu dans la sphère publique, il ne suffit pas de discourir, de gesticuler, de distribuer des tee-shirts et des affiches, de séduire les journalistes. Il faut avoir de véritables projets, de véritables programmes qui sont soutenus par des élus dans les différentes assemblées représentatives, qu’elles soient nationales ou locales.

Ce changement porte en lui de telles conséquences individuelles et collectives que l’on comprend la fureur verbale dont ont fait preuve, la semaine dernière, les membres du « Collectif de l’opposition ». Alors qu’il permet à notre pays de franchir le pas décisif que toutes les grandes démocraties de par le vaste monde ont franchi depuis longtemps en instaurant un dialogue constructif entre majorité et opposition, il dévoile chez nous la non représentativité de nombreuses personnalités politiques et donc le caractère artificiel de leurs propositions.

Tout finit par bouger dans le bon sens.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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