Dérèglement climatique : les effets de plus en plus visibles dans plusieurs provinces congolaises

Samedi 14 Juillet 2018 - 16:53

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Selon le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la République démocratique du Congo (RDC) doit s’attendre à des changements majeurs au cours des prochaines années. Certaines provinces de l’ouest, du sud-est et de l’est pourraient être durement touchées par des événements climatiques.

Avant de s’étendre sur les effets concrets au niveau des provinces de la RDC, le Pnud avance un chiffre très interpellateur : le trois. En d’autres termes, le pays devrait enregistrer une augmentation des températures de l’ordre d’environ trois degrés Celsius à la fin du XXIe siècle. L’agence onusienne note également une légère augmentation des précipitations moyennes au niveau national. Sur ce dernier point, elle relève tout de même des disparités régionales dans l’évolution de la pluviométrie.

En ce qui concerne le Kongo central, l’une des provinces citées dans le document du Pnud, l'on devra s’attendre à une baisse d’environ 15 % des précipitations d’ici à la fin du siècle. Quant au Haut-Katanga, le texte précise que cette province  va connaître une baisse d’environ 20 % de la pluviométrie. Par conséquent, la saison des pluies va se raccourcir, au grand dam des paysans qui éprouveront plus de difficultés à travailler la terre. Le phénomène va se faire remarquer au fur et à mesure que l’on se rapproche du sud du pays. En effet, la capitale cuprifère, comme d’autres provinces situées dans cette partie du pays, enregistrera, dès 2020, moins de cinq mois de saisons de pluies contre sept mois. L’est du pays également n’y échappera pas, les cas du Maniema et des Kivu, formant ensemble le grenier de la RDC, qui vont connaître une baisse de la pluviométrie mais moins marquée.

Pour les prochains mois, le plus grand défi du pays sera de multiplier le nombre d’études afin de mieux se préparer au dérèglement climatique. Cette inquiétude est d’autant plus importante que la RDC enregistre actuellement une fréquence de plus en plus rapprochée d’événements climatiques. Il y a, par exemple, les pluies dévastatrices, les chaleurs intenses et même les sécheresses saisonnières. Entre-temps, le pays n’agit pas suffisamment en amont pour contrer ces changements. L’exploitation accentuée du bois participe à la déforestation au niveau de la zone côtière. Rien n’est fait pour rationaliser l’exploitation forestière. Si l’on associe cette situation à l’accroissement des inondations et à l’augmentation du niveau de la mer, le pays est exposé à des problèmes très sérieux au cours des prochaines années. L’on projette même une perte de superficie en terres conséquente au profit de la mer. Nous y reviendrons.         

Laurent Essolomwa

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