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Vendredi 17 Novembre 2017 - 14:54

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Dans le moment éminemment stratégique où le Congo débat avec le Fonds monétaire international et les bailleurs de fonds mondiaux sur le règlement de sa dette extérieure et intérieure, il serait juste, à notre avis, que soient prises en compte les sommes considérables que notre pays a dépensées ces dernières décennies dans le but de prévenir ou de gérer les crises qui menaçaient et menacent toujours de dévaster l'Afrique en général, l'Afrique centrale en particulier. Si nous ne l’avions pas fait, de différentes façons et à la demande plus ou moins officielle de la communauté internationale, il est fort probable que dans des pays comme la Namibie, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, le Tchad, la RDC, la violence aurait généré des drames humains infiniment plus graves que ceux auxquels nous avons assisté. 

Nous ne sommes évidemment pas équipés pour évaluer de façon précise le montant des sommes engagées par nos dirigeants en faveur de la paix régionale mais, d'après nos estimations, celui-ci s'élève à plusieurs milliards, voire même plusieurs dizaines de milliards de dollars ou d'euros. Autant d'argent qu'en bonne logique, si du moins l'Organisation des Nations unies faisait sien ce raisonnement, la communauté financière internationale devrait mettre à l'actif de notre pays et donc le déduire de son passif.

Ayant évoqué la question à plusieurs reprises ces derniers temps avec des observateurs qualifiés de la scène financière nous avons, quant à nous, le sentiment que si le Congo la posait sur la table maintenant et de façon claire, il serait écouté. Ecouté, mais aussi entendu car peu de pays, en Afrique et ailleurs, se sont engagés dans la recherche de la paix comme nous l'avons fait nous-mêmes et peu de nations ont ainsi sacrifié leur propre intérêt avec comme seul objectif d’aider des peuples frères à surmonter leurs divisions internes.

Tout bien considéré, d'ailleurs, l'appui financier de la communauté internationale ne devrait pas s’arrêter là mais s'étendre au domaine encore plus stratégique de la préservation de la nature. Car ce que fait aujourd'hui notre pays pour concrétiser le Fonds bleu du Bassin du Congo a aussi un coût que le Fonds monétaire international et les bailleurs de fonds feraient bien de prendre aussi en compte lorsqu’ils évaluent notre dette réelle. Simple question de logique !

Les Dépêches de Brazzaville

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