Discours de Tshisekedi : le CASC exhorte à la convocation d’un dialogue inclusif

Lundi 26 Octobre 2020 - 17:00

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Plate-forme regroupant en son sein les organisations formelles de la société civile, des mouvements citoyens et des personnalités, le CASC a salué l'annonce du chef de l'Etat d'amorcer des consultations en vue de créer une "Union sacrée de la nation". Mais cette structure penche beaucoup plus pour la convocation d'un dialogue inclusif.

L’annonce faite par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, lors de son adresse à la nation le vendredi 23 octobre, des consultations à l’effet de créer une "Union sacrée de la nation" et qui visent la refondation de l’action gouvernementale autour des principes de participation à la gestion du pays suscitent des réactions. Parmi ces réactions, l’on note celle du Collectif d’actions de la société civile (CASC).

L’initiative du chef de l’Etat d’entamer des consultations avait été souhaitée bien avant par cette plate-forme regroupant en son sein les organisations formelles de la société civile, des mouvements citoyens et des personnalités. Dans sa déclaration le lundi 26 octobre au cours d’un point de presse à Kinshasa, le CASC note avec satisfaction la résolution prise par le président de la République de procéder à des consultations desquelles sortiraient des décisions qui changeront à coup sûr la physionomie politique actuelle du pays. Mais le Collectif prévient : « Tout en saluant cette initiative qui, du reste, cadre avec l'appel au dialogue lancé par notre collectif dans son communiqué du 13 juin de l'année en cours, il y a lieu de relever que la crise que traverse actuellement le pays n'est pas que politique, elle est aussi sociale et surtout morale et que des consultations politiques autour du chef de l'État ne pourront les résorber. Certes, la politique tient en état tous les autres domaines, mais la spécificité de chacun d'entre eux exigent un regard particulier pour espérer dégager des voies des sorties idoines spécifiques pour chaque domaine de la vie nationale ». 

Le CASC reste constant dans sa démarche de la convocation d’un dialogue global et inclusif. Aussi exhorte-t-il le président à ne pas se limiter à ces consultations qui constitueront certainement une bonne base de données, mais de convoquer un dialogue qui aurait le mérite de rassembler les Congolais autour des valeurs républicaines, au-delà des clivages politiques et tribaux, et de produire des résolutions à l'instar de la Conférence nationale souveraine (CNS), à l'effet de favoriser un climat harmonieux, propice au développement appelé de tous les vœux. « Le CASC, qui s'engage néanmoins à accompagner cette initiative, exhorte les forces politiques et sociales à considérer ces consultations non comme une occasion des règlements des comptes mais comme un premier pas vers la réconciliation, la concorde et la cohésion sans lesquelles il serait illusoire d'espérer une issue heureuse pour la République », indique la déclaration lue par Samuel Bosasele, membre de la plate-forme.

En guise de conclusion, le CASC fait remarquer : « La situation sociopolitique est certes tendue, mais elle n'est pas aporétique, un dépassement de soi et une disposition à privilégier l'intérêt général permettrait un dénouement heureux et les consultations initiées par le chef de l'État viennent à point nommé pour impulser cette dynamique qui ouvrira la voie à un dialogue inclusif et les résolutions qui en seraient issues seront salutaires pour la nation ». Au cours d’un bref échange avec la presse, Mito Nzila du CASC a insisté sur la tenue d’un dialogue qui produiront des recommandations dont certaines aboutiront à des réformes légales pour une vision commune du développement du pays. « Lorsqu’on parle développement du Congo, il faut avoir le même langage, nonobstant les bords politiques », a-t-il ajouté.

Martin Enyimo

Légendes et crédits photo : 

Les membres du CASC

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