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Djotodia dit non

Mercredi 11 Novembre 2020 - 19:08

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Il ne sera pas candidat à la présidentielle de la fin d’année et a tenu à le dire solennellement, le 8 novembre. L’ancien président centrafricain, Michel Djotodia, avait accédé au pouvoir en 2013 en chassant le général François Bozizé, tombeur quant à lui de l’homme dont il fut un moment de sa carrière militaire chef d’état-major général, le président Ange Félix Patassé. Pour dire combien l’histoire de l’ancienne colonie française au cœur de l’Afrique centrale est mouvementée.

« J’ai décidé de ne pas me porter candidat aux prochaines élections présidentielle et législatives du 21 décembre 2020, puisque je ne remplis pas toutes les conditions d’éligibilité, entre autres, celles liées au séjour, sinon à la résidence sur le territoire national, au moins un an avant le dépôt de candidature ». Ainsi s’est exprimé l’ex-chef de l’Etat qui est rentré définitivement à Bangui après un exil de six ans durant lequel il a sans doute beaucoup pensé à la question du pouvoir dans son pays.

Sachant qu’en Afrique, dans la plupart des cas, les rendez-vous électoraux sont aussi synonyme de périodes d’incertitudes, l’ex-chef de la milice Séléka a mis en avant les souffrances endurées depuis trop longtemps par le peuple centrafricain pour appeler les acteurs politiques à ne pas ajouter des tourments supplémentaires à leurs compatriotes. Il a aussi fait preuve d’altruisme en souhaitant bonne chance aux futurs candidats. Michel Djotodia n’a pas annoncé soutenir l’un d’eux, même si on a entendu dire que ses rapports avec le président Faustin Archange Touadera qui brigue sa propre succession ne sont pas si mauvais.

En revanche, et cela mérite d’être souligné, il a insisté pour que d’autres leaders centrafricains qui ne seront pas autorisés par la loi à disputer le scrutin présidentiel du fait de quelque incompatibilité puissent raison garder. Son prédécesseur, François Bozize a pour sa part déposé son dossier de candidature et croit ne pas ne pas être en règle. Djotodia ne l’a pas visé nommément dans son propos. Les jours à venir diront si le président de Convergence nationale kwa na kwa, qui dirigea la Centrafrique de 2003 à 2013 est dans son bon droit.

Le 21 décembre, le tour reviendra aux Centrafricains de désigner l’homme ou la femme à qui incombera la lourde charge de poursuivre la reconstruction de leur pays. On espère, dans la paix et l’unité.

Les Dépêches de Brazzaville

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