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Donner de la voix

Samedi 2 Février 2019 - 19:56

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On pourrait être tenté de dire qu’ils sont faits pour cela. Comme s’ils se remettaient d’une longue léthargie, les entrepreneurs politiques de la scène congolaise donnent à nouveau de la voix. La crise économique, les négociations avec le Fonds monétaire international, la situation politique nationale, constituent la toile de fond de leurs préoccupations. On ne sait pas si, en filigrane, ils ne sont pas déjà en train de se projeter dans le futur, sachant que dans exactement deux ans sera convoquée l’élection en vue du renouvellement du mandat du président de la République.

En apparence, ceux qui se lancent actuellement dans la conquête de l’opinion se mettent dans la posture de gens qui fourbissent leurs armes pour ce qui est dit plus haut. Mais quelle sera la configuration partisane du pays dans les prochains mois ? Assistera-t-on à des regroupements au sein de l’opposition ? Les partis de la majorité maintiendront-ils l’unité nécessaire pour affronter les échéances à venir ? Ces questions rappellent combien il est important, à mesure que s’égrènent les dates, de suivre les prises de parole des uns et des autres.

Dans l’environnement des grands débats voire de polémique sur les rendez-vous électoraux de demain que ne manqueront pas de créer les partis et associations politiques, pourrait-on espérer voir la société civile congolaise prendre toute la place qui lui revient en devenant une faiseuse de consensus ? Alors qu’elle n’avait jamais été structurée comme elle l’est aujourd’hui, à travers la mise en place de nombreuses instances adossées aux différentes couches sociales du pays, cette société civile a tout à gagner en se montrant compétitive en action.

Depuis la relance du processus démocratique en Afrique et au Congo, au début des années 1990, l’expérience a montré que chaque fois qu’un interlocuteur de poids qui n’a pas la politique comme métier ne s’interpose pas entre eux, les acteurs du secteur prennent la Cité en otage. Ils ont aussi l'art de s'apitoyer sur le sort de leurs compatriotes quand leur égo les poussent à détruire des vies innocentes. Cela dure depuis toujours.

Pour dire qu’au moment où les formations politiques congolaises commencent à bouger, les forces vives de la nation doivent elles aussi s’apprêter à prendre la parole. Ce ne sera pas pour empêcher aux premiers de faire leur travail mais, d'attirer leur attention sur le mal qu'ils pourraient causer au pays s'ils ne "civilisent" pas leur compétition pour le pouvoir.

Gankama N’Siah

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