Droits de l’Homme : le Congo accorde une attention particulière à la protection de ses citoyens

Jeudi 15 Novembre 2018 - 15:59

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À l’occasion du passage du pays au 3e cycle de l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, organisé à Genève, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, a réaffirmé, le 14 novembre, la détermination du gouvernement sur « la quête permanente du bien-être » de son peuple.

« La promotion et la protection des droits de l’homme n’a pas de sens et ne peut revêtir sa vraie signification que dans l’épanouissement intégral de la société, dans toutes ses composantes », a déclaré le chef de la délégation congolaise qui présentait le Rapport du Congo à la 31e session de l’EPU.

Notant que les inégalités, la discrimination, les exclusions et la violence sont « d’inacceptables violations des droits humains », le ministre des Affaires étrangères a dit que son pays s’emploie à mettre en œuvre sur le terrain une politique de promotion et de protection de ces droits, « fondée, entre autres, sur l’égalité des sexes, la non-discrimination et l’élimination des violences faites aux femmes ». Ce qui est rendu possible, selon lui, avec l’appui des agences du système des Nations unies.    

Jean-Claude Gakosso a appuyé son propos sur la participation des femmes à la vie publique, relevant que la Constitution du Congo consacre la parité homme-femme. À ce sujet, il a dit que la représentation des femmes se situe actuellement à 11,5% à l’Assemblée nationale, 22,9% au Sénat, 22,85% au gouvernement, 12% dans les postes de décision au sein des différents ministères, 18,82% dans les Conseils départementaux, 23,5% dans les Conseils municipaux et 20% à la Cour suprême.

Pour ce qui est de l’autonomisation de la femme, des actions sont réalisées sur l’ensemble du territoire national par le gouvernement. Elles sont orientées vers les secteurs agricoles, les métiers de la couture et de la coiffure. L’abolition de toutes les discriminations à l’égard des femmes en matière de succession et de rites traditionnels ; la protection des enfants contre leur exploitation économique ou sociale; le droit à l’éducation et la protection des groupes vulnérables, dont celle des réfugiés rwandais et centrafricains; ainsi que la défense des personnes visant avec le handicap sont autant d’autres secteurs qui font l’objet d’une attention de la part du gouvernement. S’y ajoute le respect des droits de l’homme dans l’administration de la justice et de l’administration pénitentiaire.

La paix est progressivement revenue dans le Pool

Evoquant le déplacement de la population du département du Pool, consécutif à la crise qui a sévi dans cette partie du Congo, Jean-Claude Gakosso a indiqué qu’un plan d’aide humanitaire avait été mis en place en 2017 par le  Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, en vue d’appuyer les efforts du gouvernement. Un autre plan similaire a été lancé en mars dernier. Le chef de la diplomatie congolaise a rappelé que le 23 décembre de l’année dernière, un accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités avait été signé entre le gouvernement et les représentants de la rébellion active dans la région. « Depuis presque un an, la paix est progressivement revenue dans le département, grâce aux efforts conjoints des pouvoirs publics et de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux, favorisant ainsi le retour de la population naguère déplacée », a-t-il souligné. Et un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants a été adopté et est en cours d’exécution actuellement, a-t-il ajouté.

La délégation congolaise a dit aussi attacher une importance capitale aux droits économiques et culturels de la population. « Notre gouvernement, comme la plupart des gouvernements dans le monde, reste convaincu que le développement économique est l’un des facteurs décisifs dans la garantie des droits de l’homme », a souligné Jean-Claude Gakosso. Il a passé en revue les voies et moyens mis en place pour lutter contre le chômage, la pauvreté et corriger la faiblesse du système des soins de santé au Congo : le Plan national de développement 2018-2022, le Plan pour la promotion de l’emploi, le processus d’élaboration de la Couverture santé universelle, tous réalisés dans le cadre de La marche vers le développement, projet de société du président Denis Sassou N’Guesso, pour ne citer que ces exemples.

« La République du Congo reconnaît en toute humilité que la mise en œuvre des recommandations qu’elle a acceptées lors du 2e cycle de l’Examen périodique universel n’est pas exempte de difficultés », a insisté le ministre des Affaires étrangères, soulignant que la « perfection n’est pas de ce monde ». Il a, par ailleurs, promis qu’avec « la même détermination », le Congo mobilisera les ressources nécessaires pour la mise en œuvre effective des recommandations du 3e cycle.  

Notons que la délégation congolaise au troisième passage de l’EPU était composée, entres autres, du ministre de la Communication et des médias, Thierry Lézin Moungalla, du ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples, Aimé Ange Wilfried Bininga, de la ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo, et de la ministre en charge de la Promotion de la femme, Inès Nefer Ingani.  

 

 

Nestor N'Gampoula

Légendes et crédits photo : 

Photo: Jean-Claude Gakosso présentant le rapport du Congo

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