Ecoles paramédicales : la formation des infirmiers, sages-femmes et techniciens de laboratoire s’ouvrira à l’enseignement supérieur

Jeudi 13 Septembre 2018 - 18:45

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Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, Nicéphore Antoine Thomas Fylla de Saint Eudes, a ouvert, le 12 septembre à Brazzaville, l’atelier de validation de l’offre de formation des écoles paramédicales pour l’arrimer à l’enseignement supérieur.

La formation des infirmiers, sages-femmes et techniciens de laboratoire fait suite à la signature d’une convention de partenariat entre le ministère en charge de l’enseignement professionnel et celui de la Santé et de la population. Les participants à l’atelier ont recommandé, entre autres, l’ouverture de la formation aux personnels de base, notamment les techniciens de surface, les ambulanciers, les brancardiers et les agents de santé communautaire ainsi que le renforcement des formations existantes et l’ouverture d’autres formations.

Dès la rentrée 2018-2019, la formation des infirmiers, des sages-femmes et des techniciens de laboratoire s’arrimera au système Licence master doctorat et l’approche par compétence à la Faculté des sciences de la santé. La réforme de l’enseignement paramédical en République du Congo figure actuellement parmi les sujets d’actualité préoccupants car elle constitue un des éléments majeurs pour l’amélioration de l’offre des soins et services dans les formations médicales du pays.

Pour l’instant, la réforme de l’enseignement paramédical bénéficie du soutien du Projet d’appui au développement des ressources humaines en santé (PADRHS) financé par l’Agence française de développement. Selon le ministre de l'Enseignement technique et professionnel, ce processus de réforme est « en cohérence avec le Plan national de développement qui a inscrit la valorisation du capital humain parmi les priorités de la République du Congo entre 2018 et 2022 ».

Nicéphore Antoine Thomas Fylla de Saint Eudes a argumenté : « Il nous faut des jeunes, des hommes et des femmes, bref un capital humain bien portant, pour soutenir la diversification de l’économie nationale. C’est l’une des conditions pour la promotion d’un développement durable et inclusif. C’est pour cette raison que la réforme de l’enseignement paramédical vise à la fois la qualité et la quantité du personnel médical ».

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan de gestion du changement de la réforme, les écoles paramédicales, placées sous la tutelle du ministère de l’Enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, vont continuer à assurer pour quelques années la formation des infirmiers, sages-femmes et techniciens de laboratoire selon l’approche par compétence dès la prochaine rentrée d’octobre.

En clair, l’approche par compétence privilégie les travaux dirigés et pratiques ainsi que les stages de mise en situation réelle et encadrés. L’offre de formation proposée par la Croix Rouge Française, avec l’appui du PADRHS, s’inscrit dans cette optique. Son but est de redimensionner « l’offre de formation dans les métiers de la santé en faisant des propositions de solution qui tiennent compte du contexte congolais et des besoins sociétaux », a indiqué le Pr Richard Bileckot.

Fortuné Ibara

Légendes et crédits photo : 

Le podium officiel lors de l'ouverture des travaux /Adiac

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