Elections en RDC : Joseph Kabila reste silencieux sur son avenir

Mardi 7 Août 2018 - 16:15

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A moins de quarante-huit heures de la date-butoir de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle, le président sortant maintient le suspense.

Joseph Kabila, 47 ans, qui ne peut plus se représenter, a jusqu’au 8 août pour désigner un candidat de sa majorité ou briguer un troisième mandat, selon le calendrier électoral.
Lors d’une visite de deux jours en Angola, pays voisin en première ligne dans les efforts diplomatiques de l’Afrique et de la communauté internationale dans le dossier congolais, le chef de l’Etat congolais n’a rien dit sur son avenir.
Pour sa part, le président angolais, Joao Lourenço, a dit avoir « reçu les garanties que le processus électoral se déroulera dans la normalité ». Son ministre des Affaires étrangères, Manuel Augusto, a affirmé avoir recommandé au président Kabila «le respect de la Constitution ».
De retour à Kinshasa, Joseph Kabila prépare avec sa majorité les « derniers réglages » pour désigner un candidat, a assuré le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Le président Kabila a demandé aux composantes de sa plate-forme du Front commun pour le Congo de lui suggérer quatre noms pour faire son choix.
Si Kabila fait mystère de ses intentions, ses deux principaux opposants, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, sont clairement candidats à sa succession à la tête du géant d’Afrique centrale qui regorge de nombreuses ressources.
L’opposant en exil, Moïse Katumbi, menacé d’arrestation dans son pays, affirme avoir été bloqué en Zambie à la frontière de la République démocratique du Congo (RDC) où il venait déposer sa candidature avant le 8 août.  L’incertitude pèse aussi sur l’avenir de Jean-Pierre Bemba, même s’il a bel et bien déposé sa candidature après son retour triomphal, le 1er août,  à Kinshasa. Sa candidature sera-t-elle validée? Réponse le 19 août avec une liste provisoire des candidats, puis le 19 septembre avec la liste définitive.
À l’unanimité, en mars dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a placé au cœur de son nouveau mandat la préparation d’élections dans « des conditions requises de transparence, de crédibilité, d’ouverture et de sécurité » mais la Monusco en est réduite à proposer un soutien logistique aux élections, que le gouvernement congolais s’est engagé à financer intégralement.
L’Eglise catholique, de son côté, est sortie de sa réserve le 6 août, pour exhorter les autorités congolaises à laisser entrer Moïse Katumbi dans le pays. Les fidèles de cette église ont prévu trois jours de mobilisation dès le 12 août si le président Joseph Kabila se représente.
 

Yvette Reine Nzaba

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