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Élections locales : le poids de chacun

Samedi 11 Octobre 2014 - 19:13

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Passées les récriminations entendues peu avant, pendant ou après les élections locales du 28 septembre, l’heure est venue de se pencher sur les performances des uns et des autres. Un tel exercice n’est utile que s’il prend pour base de données les scores réalisés par les acteurs en présence. Ce qui permet au finish de les situer dans le microcosme politique national. Quel est le poids de chacun à l’issue de cette course d’obstacles ? Voilà la question.

Mettons de côté les candidats indépendants gratifiés à leur seul compte d’un peu plus de 200 sièges. Dans la mesure où ils s’identifient comme des sans-parti, il vaut mieux les traiter à part. Tôt ou tard, en effet, l’on saura pour qui ils œuvrent réellement et, à combien à peu près, monnayent-ils leurs voix au moment du vote des instances dont la responsabilité leur incombe. Pour l’instant, leur statut, enviable tout de même, est celui des faiseurs de rois. Les mauvaises langues prétendent, faisant allusion à la toute puissance du nerf de la guerre, que de nombreux conseillers « indépendants » pourront, s’ils ne restent durs d’oreille, avoir de quoi arrondir les deux bouts.

Ceci dit, les partis et associations politiques ayant souscrit aux locales de cette année et récolté au moins un siège sont au nombre de trente-six. La terre du Congo étant très fertile sur ce jardin, il y en a sans doute autant, voire plus, qui ont renoncé à participer au scrutin pour diverses raisons. Mais voyons donc comment se présente la charpente politique congolaise au lendemain de ces élections destinées au renouvellement des conseils départementaux et municipaux.

En tête de la mosaïque se trouve le Parti congolais du travail, fort de ses 359 sièges. Il est suivi de très loin derrière par l’Union panafricaine pour la démocratie sociale, 54 sièges. Le Mouvement action et renouveau, 32 sièges. Au quatrième rang s’affiche le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral, 31 sièges. Le Rassemblement pour la démocratie et le progrès social a engrangé 23 places occupant le cinquième rang, devant le Club-2002-PUR, sixième avec 21 sièges. Il devance la toute nouvelle Dynamique pour la République et la démocratie, septième avec 20 sièges.

Sous l’échelle de vingt sièges viennent respectivement le Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail, huitième avec 19 sièges, le Rassemblement citoyen, au neuvième rang avec 17 places, le GCPAO, dixième avec 12 places, le Parti républicain et libéral, onzième place avec 11 conseillers. Puis cela descend sous la barre de dix conseillers pour le PULP, douzième place avec 7 sièges, suivi du MDP qui fait jeu égal au treizième rang avec le Mouvement pour la solidarité et le développement, 5 conseillers chacun.

Le Club perspectives et réalités et le Conseil national des républicains se contentent du quatorzième rang avec 4 sièges chacun, au dessus du Parti pour la sauvegarde des valeurs républicaines et de l’Union patriotique pour la démocratie et le progrès, quinzième rang avec trois sièges chacun. La petite fortune de 2 conseillers chacun pour la seizième place ex aequo échoit au Rassemblement pour la démocratie et le développement, au CDR, à l’Alliance pour le développement du Congo, à l’Union pour la République, au Mouvement national pour la libération du Congo. Viennent enfin les partis qui tiennent la queue à la dix-septième place, avec seulement un conseiller chacun : URC, ACCORD, MCU, CRAN, PAR, DNV, PADI, l’UNAPAC.

À chacune des ces formations politiques et à leurs dirigeants respectifs de prendre le temps d’analyser ces résultats. Peut-être reflètent-ils, à quelques dysfonctionnements près, la vérité des urnes. Que de désigner inlassablement et souvent sans le nommer le démon de la manipulation et de la tricherie, le moment est venu de s’adonner à une autocritique rigoureuse du chemin parcouru. Valable à la fois pour les partis politiques et pour l’administration électorale, ce jugement sur soi pourrait aider chacun à voir où il a péché, où il a manqué de punch pour gagner plus, pour faire mieux demain.   

Gankama N’Siah

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