Opinion

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Entretien

Mardi 22 Septembre 2020 - 19:05

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Plus le temps passe plus il devient évident que le mauvais entretien des routes sur toute l’étendue du territoire déstabilise dangereusement l’économie nationale en perturbant le transport et en provoquant de graves accidents. Si ce constat n’est pas nouveau comme ont pu le constater nos lecteurs dans ce quotidien tout au long des derniers mois, il prend aujourd’hui une dimension dangereuse pour l’ensemble de la collectivité. D’où l’impérieuse nécessité d’inscrire enfin l’entretien des voies routières petites et grandes en tête de liste des priorités publiques.

 

Ce que démontrent de façon accablante les incidents qui se multiplient, notamment dans la partie nord du pays, est bien le fait qu’en de nombreux endroits les travaux de construction ou de rénovation des voies publiques n’ont pas respecté les règles théoriquement imposées aux entreprises chargées de les réaliser. Ceci dans le but évident de dépenser moins et donc de gagner plus à la faveur des marchés publics que ces mêmes entreprises se voyaient confier, un appât du gain que la société civile paie aujourd’hui au prix fort.

 

Dans un pareil contexte, il revient maintenant à l’Etat et à ses administrations de prendre les mesures nécessaires pour, d’une part, éviter que de tels dérapages se reproduisent et pour, d’autre part, obliger les entreprises qui se sont rendues coupables de telles déviances à contribuer activement à leur réparation. Deux objectifs d’autant plus importants que la crise sanitaire provoquée par la Covid-19 et la crise financière générée par la chute brutale des cours de l’« or noir » sur les marchés mondiaux ont eu comme conséquence de réduire fortement les sommes disponibles pour la poursuite de l’aménagement du territoire.

 

Ceci étant dit, ou plutôt écrit, il convient d’ajouter que la poursuite des grands travaux routiers dans les différents départements du pays est plus que jamais un impératif catégorique car c’est bien eux qui permettront de poursuivre, voire même d’amplifier le développement du Congo en achevant de désenclaver les territoires les plus éloignés des grandes cités, en reliant notre patrie aux pays qui l’entourent, en développant le commerce interne et externe dont dépend notre croissance à venir. Il y a indiscutablement urgence !

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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