Opinion

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Entretien

Mercredi 10 Octobre 2018 - 11:41

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Il n’est pas besoin  de se déplacer très loin de Brazzaville, de Pointe-Noire, de Dolisie et autres grandes cités du Congo pour constater que les infrastructures routières, construites ou rénovées à grands frais tout au long des dix dernières années, se dégradent maintenant dangereusement. Alors qu’elles avaient permis de désenclaver les zones les plus isolées de notre territoire, qu’elles avaient permis un accroissement spectaculaire des échanges entre les villes et les villages du nord au sud et de l’est à l’ouest, elles élèvent maintenant des obstacles qui s’avèrent de plus en plus difficiles à franchir.

Cette situation est due, comme l’ont constaté récemment les autorités de la République, au surpoids des camions qui empruntent ces routes et ces autoroutes. Mais elle résulte également et surtout de l’absence d’entretien qui s’est généralisée dans tous les départements en raison du laxisme des administrations, des services publics et des collectivités locales concernées. D’où l’idée qui s’impose aujourd’hui selon laquelle l’entretien des voies routières doit désormais figurer en bonne place dans la liste des priorités du présent quinquennat.

S’il est vrai que la crise financière qui frappe le Congo et dont chacun de nous subit les effets explique, au moins en partie, le manque d’entretien qui frappe aujourd’hui de plein fouet les grandes voies routières du pays, il l’est tout autant que le temps est proche où la situation s’inversera et où les caisses de l’Etat seront suffisamment approvisionnées pour faire face aux dépenses nécessaires. Et c’est pourquoi il importe au plus haut point de prendre dès à présent les mesures qui permettront de préserver le réseau que nous avons su construire dans les années ayant suivi la fin des troubles de la fin du siècle précédent.

Bien au-delà de l’argent qui est, bien évidemment, le nerf de cette guerre, nous devons tous comprendre que la modernisation à venir de notre économie dépend plus que jamais et pour une large, très large part de notre capacité à entretenir les grandes infrastructures dont nous avons su nous doter. Ne pas le faire serait mettre en péril la mise en valeur des ressources naturelles de notre territoire, freiner les échanges entre les départements, rendre difficile voire même impossible l’accès de  nos villes et de nos villages. Qui aujourd’hui peut se permettre de ne pas regarder cette vérité en face ?

 

 

                    

 

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