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Mercredi 16 Janvier 2019 - 20:33

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S’il fallait une preuve que la Cour pénale internationale (CPI) est totalement décalée par rapport à la réalité et, de ce fait, incapable de faire correctement son travail dans le champ du droit, le calvaire subi ces dernières années par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, et par son fidèle allié, Charles Blé Goudé, est là pour l’apporter de façon accablante. Venant après celle de l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba, leur libération confirme ce que nous avons écrit ici même à maintes reprises, à savoir que la CPI n’est pas autre chose qu’une institution néocoloniale qui tente de perpétuer les injustices, pour ne pas dire les crimes, commis dans les siècles passés par les puissances extérieures au continent.

L’Histoire se chargera de dire qui a poussé, dans le secret cela va de soi, les procureurs de la Cour à lancer leurs attaques contre les dirigeants africains mais, ce qui est certain dès à présent est le fait que la CPI n’a plus aucune crédibilité sur le plan international quoi qu’en disent ceux qui la défendent mordicus. Faisant traîner en longueur et au-delà du raisonnable ses investigations, incapable d’apporter les preuves des crimes qu’elle avance ou invente, causant des blessures physiques et morales irréversibles aux accusés qu’elle fait emprisonner des années durant dans les geôles de La Haye, s’employant à détruire les familles qui  entourent ceux qu’elle harcèle ainsi, la Cour projette de la justice dite internationale une image détestable. Et tout indique aujourd’hui qu’elle finira, sans doute plus vite qu’on ne le croit, par se détruire elle-même.

L’affaire Gbagbo a toutefois ceci d’utile, si l’on peut dire, qu’elle déclenchera dans les semaines à venir un processus à la fois d’investigation et de remise en ordre interne qui lui-même permettra de cerner précisément qui a gouverné en sous-main les dérives de la CPI. D’ores et déjà, en effet, remontent de ces profondeurs des bribes d’information qui donnent à penser que l’opération a été orchestrée dès 2011 par des personnes et des gouvernants qui ne voulaient pas du maintien de Laurent Gbagbo sur le territoire ivoirien. Et l’on peut être certain que les médias spécialisés dans la quête de la vérité vont maintenant s’employer à faire apparaître les véritables raisons de cette mise à l’écart.

L’affaire Gbagbo ne fait en réalité que commencer ! Voyons donc quel en sera le prochain épisode.

 

 

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