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Et le Pool ?

Jeudi 14 Juin 2018 - 12:13

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Disons-le clairement, il ne suffit pas de procéder au lavement symbolique des mains et de multiplier les propos fraternels en cette occasion pour redonner vie à la partie du département du Pool que les milices nsiloulous du pasteur Ntoumi ont plongée dans le chaos. Il faut aussi que la communauté nationale, dans son ensemble, se mobilise afin de permettre aux citoyens victimes de ces violences de reprendre une vie normale. Et ce n'est pas encore le cas même si de grands progrès ont été accomplis ces derniers mois sur cette voie grâce à l'implication des plus hautes autorités de la République.

Rien n'interdit de penser aujourd'hui que si, très rapidement, les trains du CFCO peuvent à nouveau circuler entre Brazzaville et Dolisie tandis que les voies routières sont totalement sécurisées, un rebond économique aussi puissant que productif se réalisera qui rendra aux villes et aux villages du Pool leur prospérité passée. Car cette vaste région peut devenir, ou redevenir très vite l'une des plus prospères du Congo étant donné la qualité de la nature qui l’entoure.

Si, comme tout permet de le penser aujourd'hui, notre pays sort à bref délai de l'ornière dans laquelle il a été plongé par l'effondrement des cours du pétrole sur les marchés mondiaux, nous aurons tous les moyens nécessaires pour financer sur le terrain les avancées techniques qui, elles-mêmes, permettront le rebond attendu à juste titre par la population de cette partie du Pool. De l'électrification à l'irrigation en passant par la mise en place des connexions électroniques sans lesquelles aucun progrès social n'est aujourd'hui possible, la liste est longue des investissements qui pourraient faire à bref délai de cette région une sorte de modèle de sortie de crise.

Ceci est d'autant plus vrai que la seule façon d'empêcher la réédition des dérives qui ont plongé dans le chaos, pendant de longs mois, cette partie de notre pays, est de procurer du travail à la jeunesse désœuvrée que le recours à la violence fascinait, de garantir aux agriculteurs l'acheminement de leurs produits vers les grandes cités du nord et du sud, d'aménager les villages de telle façon que chacun puisse y vivre confortablement, bref d'élever suffisamment le niveau de vie  pour que la vie reprenne là où elle était menacée par la misère. Il revient à chacun de nous et pas seulement à l’Etat de le comprendre.

 

Les Dépêches de Brazzaville

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