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Samedi 28 Juillet 2018 - 18:50

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Admettons, comme le font aujourd'hui nombre d'observateurs de la scène congolaise, que la conclusion de l'accord de long terme avec le Fonds monétaire international se combine avec une hausse durable des cours du pétrole sur les marchés mondiaux et avec la concrétisation des promesses d'aide financière formulées par des pays comme la France ou des communautés de nations comme l'Union européenne.

Les autorités congolaises poursuivront-elles alors sans désemparer sur la voie de la rigueur, de la mise en ordre de leurs finances, de la modernisation de leur gouvernance interne, ou bien se laisseront-elles gagner par l'euphorie et suspendront-elles le programme dit de "rupture" que le chef de l'Etat, Denis Sassou N'Guesso, a assigné à juste titre à son gouvernement au lendemain de son élection ? Cette question mérite d'autant plus d'être posée que de nombreux pays, de par le vaste monde, ont commis dans les décennies précédentes l’erreur de ne pas tenir leurs engagements avec toutes les conséquences négatives qui ont résulté  d'un tel revirement.

S'il est trop tôt pour prendre les décisions qui accompagneront l'amélioration de la situation économique et financière dont nous voyons se multiplier les signes dans le moment présent, il ne l'est pas de réfléchir aux mesures qui permettront, demain,  de tirer les plus  grands profits de cette avancée. Ceci est d'autant plus vrai que les partenaires du Congo et les institutions internationales avec lesquelles se négocient présentement les accords sur l'allègement de la dette intérieure et extérieure, sur la mise en place d'un plan d'investissement de longue durée, sur la lutte contre la corruption s'interrogent sur la détermination dont les autorités de notre pays feront preuve afin d'atteindre ces objectifs dans un temps raisonnable.

Il n'incombe évidemment pas aux observateurs de dire quelles décisions devraient être prises par les autorités dans le contexte qui se précise mais il paraît évident que si des gestes forts sont faits rapidement, à commencer par la formation d'un gouvernement resserré et mieux adapté à la politique  de rigueur qui devra être conduite, l'image du Congo changerait de façon radicale avec tous les avantages que cela aurait pour accélérer la sortie de crise.  

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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