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Etat de droit

Jeudi 12 Janvier 2017 - 11:47

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L'affaire Okombi Salissa, venant après l'affaire Mokoko ne laisse plus aucun doute sur le fait que le Congo ne déviera pas de la route qu'il a choisie lorsqu'il sortit de la guerre civile de 1997, il y aura donc vingt ans cette année. Cette voie étant celle de la démocratie et même si des obstacles restent à franchir pour qu'elle devienne exemplaire l'Etat de droit qui en constitue le soubassement s'impose à tous les citoyens quels qu'ils soient et quelles que soient leurs inclinations ou leurs engagements politiques.

Pour dire les choses de façon encore plus claire le temps est révolu où l'on pouvait, sans courir le risque d'être rattrapé par la justice, violer allègrement les règles édictées par la Constitution et par la Loi, s'entourer de milices plus ou moins visibles, entasser chez soi des armes de tous calibres, refuser par conséquent de respecter les principes qui fondent la démocratie. Que l'on soit un simple citoyen ou que l'on occupe des fonctions éminentes dans le vaste édifice de la gouvernance publique on ne saurait se soustraire à la justice dès lors que l'on porte atteinte à ces principes.

C'est pour avoir violé ces règles, ou du moins avoir paru les violer - car il reviendra aux tribunaux de le confirmer ou de l'infirmer - que de hautes personnalités se retrouvent aujourd'hui derrière les barreaux d'une prison. Mises en détention sur la base d'actions portant, ou pouvant porter, une atteinte grave au système démocratique qui est le nôtre, ces personnes ne sont pas pour autant livrées à la vindicte publique. Et leur procès sera organisé de telle façon qu'à aucun moment la justice puisse être accusée ou même soupçonnée de partialité.

L'enjeu est d'autant plus important que notre pays vient tout juste d'ouvrir une nouvelle page de son Histoire avec l'adoption par référendum d'une Constitution moderne qui donne à la société civile une place plus importante que les précédentes. Si, comme le dit et l'écrivit un jour Winston Churchill, "La démocratie est le pire des systèmes politiques à l'exclusion de tous les autres" il convient d'en respecter strictement les principes fondamentaux. Et celui de l'Etat de droit se trouve bien sûr en tête de liste.

Les procès à venir devront le confirmer.

Les Dépêches de Brazzaville

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